Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Dharan, au Népal, est la ville où la plaine du Teraï bute sur les premières collines de l’est. Bourg de marché devenu une ville animée, elle est connue dans tout le pays comme la « ville des Gurkhas », héritage de l’ancien camp de recrutement britannique. Pour le voyageur, Dharan est surtout un excellent point de départ : vers le belvédère de Bhedetar, vers le sanctuaire de Baraha Kshetra, et surtout vers la Koshi Highway, qui grimpe vers Dhankuta et Hile, aux portes des collines et des treks de l’est. Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Dharan appartient au district de Sunsari, dans la province de Koshi. La ville est installée au pied des collines, vers 350 m d’altitude, sur la Koshi Highway qui la relie au sud à Itahari, carrefour de la grande route est-ouest, et à Biratnagar. Au recensement de 2021, elle comptait de 166 531 à 173 096 habitants selon les tableaux publiés.
Ville de rencontre entre les collines et la plaine, Dharan mêle des populations venues de tout l’est du pays, ce qui se ressent dans la cuisine, les fêtes et l’animation du marché. Pour découvrir les peuples kirant de l’est, lisez notre page sur les Rai et Limbu.
En 1960, l’armée britannique installe près de Dharan un camp des Gurkhas, ces soldats népalais réputés qui servent dans l’armée britannique depuis le XIXe siècle. Avec le centre de recrutement britannique, ce camp a accéléré la croissance de la ville et marqué durablement son économie et son identité. Selon Wikipédia, son utilisation par les Gurkhas britanniques a pris fin au milieu des années 1990.
La ville abrite aujourd’hui le B. P. Koirala Institute of Health Sciences (BPKIHS), connu localement sous le nom de Ghopa Camp, fondé en 1993 et devenu université autonome des sciences de la santé en 1998. Avec un hôpital universitaire de 913 lits selon Wikipédia, c’est l’un des grands établissements hospitaliers de l’est du pays, une donnée utile à connaître si vous voyagez dans la région.
Trois sanctuaires, cités par Wikipédia parmi les hauts lieux religieux de la ville, sont les principaux lieux de visite :
Comme dans tous les temples du Népal, ôtez vos chaussures quand on vous le demande, ne touchez pas les offrandes et demandez avant de photographier les fidèles.
À 18 km de route au-dessus de Dharan par la Koshi Highway, Bhedetar est le balcon de la ville, à 1 420 m d’altitude selon Nepal Traveller. Sa tour d’observation, sur la colline de Shailung Danda surnommée « Charles Point », embrasse Dharan, Itahari, Biratnagar et le barrage de la Koshi ; par temps clair, la vue porte au nord jusqu’au Kumbhakarna, au Makalu, au Kangchenjunga et à l’Everest. L’air y est nettement plus frais qu’en ville : c’est le refuge des habitants du Teraï pendant les mois chauds. À proximité, le village magar de Namje, à 2,5 km, et la cascade de Singsuwa, à environ 8 km, se prêtent à de courtes excursions.
Au confluent de la Koka et de la Koshi, à environ 5 km au nord-ouest de Dharan selon Wikipédia, Baraha Kshetra est l’un des quatre grands lieux de pèlerinage hindous du Népal (Char Dham), consacré à Vishnu sous sa forme de sanglier, Varaha. Les plus grandes foules s’y pressent à Kartik Purnima (en général en novembre) et à Makar Sankranti (mi-janvier) : évitez ces dates si vous cherchez le calme, ou choisissez-les pour l’ambiance. Renseignez-vous localement sur l’accès et sur l’état de la route après la mousson.
Au nord de Dharan, la Koshi Highway s’élève en lacets serrés dans les collines. Son tronçon de 75 km jusqu’à Dhankuta, commencé dans les années 1970 grâce à un don britannique, a été achevé en 1982. Longue de 390 km au total, la route se prolonge par Hile, Khandbari et Num jusqu’à Kimathanka, à la frontière chinoise.
| Étape | Intérêt | À savoir |
|---|---|---|
| Bhedetar | Belvédère vers 1 420 m | Première étape au-dessus de Dharan |
| Dhankuta | Ancienne ville de collines, maisons traditionnelles | Voir notre page dédiée |
| Hile | Bourg de crête réputé pour le tongba | Environ 65 km au nord de Dharan, vers 1 950 m ; embranchement vers Bhojpur et route vers Basantapur |
| Basantapur | Porte de la crête de Tinjure-Milke-Jaljale | Bus ou jeep depuis Hile ou Dharan, puis jeep vers Gufa Pokhari, départ de la randonnée de Jaljale |
Dhankuta mérite une nuit pour son atmosphère de ville de collines. Hile, plus haut, est connu pour son tongba, boisson chaude à base de millet fermenté, et pour la viande séchée (sukuti) : lisez notre page sur les alcools traditionnels népalais. Au-delà, la crête de Tinjure-Milke-Jaljale, déclarée zone de conservation des rhododendrons, abrite 28 des 32 espèces de rhododendrons du pays selon Nepal Traveller ; la floraison commence à la mi-janvier et culmine en avril, et la meilleure fenêtre de visite va de la mi-février à la mi-juin. Vérifiez permis et hébergement avant de monter depuis Basantapur.
Ces routes mènent aussi vers les grands treks de l’est, comme le trek du camp de base du Makalu et le trek du camp de base du Kangchenjunga, tous deux soumis à permis et à l’obligation d’un guide licencié : consultez nos pages dédiées pour leurs points de départ.
Depuis Dharan, la réserve de Koshi Tappu, haut lieu de l’ornithologie, est facile à atteindre par la plaine, et les jardins de thé d’Ilam se rejoignent plus à l’est.
| Jour | Programme | Nuit |
|---|---|---|
| 1 | Arrivée par Biratnagar et Itahari ; temples de Dantakali, Pindeshwor et Budhasubba en fin de journée | Dharan |
| 2 | Lever de soleil à Bhedetar, puis route vers Dhankuta par la Koshi Highway | Dhankuta |
| 3 | Excursion à Hile, dégustation de tongba, retour vers Dharan | Dharan |
Les pèlerins ajoutent volontiers une demi-journée pour Baraha Kshetra ; les amateurs d’oiseaux, une journée à Koshi Tappu. Si vous continuez vers les randonnées et les treks de l’est, réglez avant de quitter la plaine les questions d’argent liquide, de carte SIM et de permis, car les services se raréfient à mesure que l’on monte dans les collines.
Ville étudiante, commerçante et animée, Dharan offre des hébergements variés, de la pension simple à l’hôtel de catégorie moyenne. Les restaurants et gargotes y sont nombreux et reflètent la diversité de la ville. Les réflexes habituels s’appliquent : plats bien cuits et servis chauds, eau en bouteille scellée ou traitée, et prudence avec l’alcool artisanal dont la fabrication n’est pas contrôlée.
D’octobre à mars, le temps est le plus agréable et la visibilité depuis Bhedetar la meilleure, surtout en automne. Mars et avril sont déjà chauds en ville, mais c’est la grande saison des rhododendrons sur les crêtes, avec un pic de floraison en avril. Pendant la mousson, qui s’installe normalement vers le 13 juin et se retire vers le 2 octobre selon le service météorologique népalais, les routes de collines sont exposées aux glissements de terrain, et le Canada rappelle que les routes de montagne peuvent alors devenir impraticables.
Dharan n’est pas une destination de carte postale, mais c’est l’une des villes les plus vivantes de l’est et une porte idéale vers des régions encore peu fréquentées. Pour bâtir votre itinéraire, consultez notre page pilier voyage au Népal.
Dharan se trouve dans le district de Sunsari, province de Koshi, au pied des collines de l’est, vers 350 m d’altitude, au nord d’Itahari et de Biratnagar.
Parce qu’un camp britannique des Gurkhas y a été installé en 1960 et que le centre de recrutement britannique a longtemps fait vivre la ville. L’utilisation du camp par les Gurkhas britanniques a pris fin au milieu des années 1990.
C’est le belvédère de Dharan, à 1 420 m d’altitude et à 18 km de route au-dessus de la ville. Sa tour d’observation embrasse Dharan, Biratnagar et le barrage de la Koshi et, par temps clair, le Makalu, le Kangchenjunga et l’Everest.
Le plus rapide est de voler jusqu’à Biratnagar, en 35 minutes environ, puis de rejoindre Dharan par la route via Itahari. En bus, comptez environ 400 km et 10 heures par Sindhuli et Bardibas.
Visiter les temples de Dantakali, Pindeshwor et Budhasubba, monter à Bhedetar, aller au sanctuaire de Baraha Kshetra, puis suivre la Koshi Highway vers Dhankuta et Hile, et la route de Basantapur.
D’octobre à mars pour le confort et la visibilité, mars-avril pour les rhododendrons des crêtes, avec un pic en avril. Évitez la mousson, de mi-juin à début octobre, à cause des glissements de terrain.
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