Trek du camp de base de l’Everest (EBC) : le guide complet 2026

Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le

En bref

  • Le trek du camp de base de l’Everest (5 364 m) demande 11 jours de marche aller-retour depuis Lukla dans les programmes de deux agences, soit environ deux semaines depuis Katmandou, pour 115 à 130 km.
  • Le point le plus haut est le belvédère du Kala Patthar, à 5 545 m sur la plupart des cartes (jusqu’à 5 644 m selon des relevés GPS), face à l’Everest (8 849 m) ; la nuit la plus haute se passe à Gorak Shep (5 164 m).
  • Au 4 novembre 2026, deux droits : parc national de Sagarmatha 3 000 NPR, TVA comprise (charte de services du parc), et permis local de Khumbu Pasang Lhamu 3 000 NPR, en roupies ; pas de carte TIMS exigée par la municipalité.
  • Guide recommandé mais non imposé par la municipalité, alors que le Nepal Tourism Board range encore ce trek parmi ceux à guide obligatoire : faites confirmer la règle par écrit.
  • Accès par avion jusqu’à Lukla (2 846 m), au départ de Manthali (Ramechhap) en haute saison ; meilleures périodes : octobre-novembre et mars-mai.
Les tentes du camp de base de l'Everest par temps d'orage
Les tentes du camp de base de l'Everest par temps d'orage. Photo : Daniel Oberhaus, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le trek du camp de base de l’Everest, souvent abrégé EBC (Everest Base Camp), est le plus célèbre du Népal : onze jours de marche aller-retour depuis Lukla, à travers les villages sherpas du Khumbu, jusqu’au pied du plus haut sommet du monde, l’Everest (8 849 m). Le camp de base se trouve à 5 364 m et le point culminant du trek, le belvédère du Kala Patthar, dépasse 5 500 m. Aucune technique d’alpinisme n’est nécessaire, mais l’altitude en fait un trek exigeant : il s’adresse aux marcheurs en bonne santé, capables d’enchaîner des journées de trois à neuf heures de marche et décidés à respecter un rythme d’acclimatation strict. Au 4 novembre 2026, il faut deux droits d’entrée, celui du parc national de Sagarmatha et le permis local du Khumbu, et la municipalité n’impose pas de guide : le trek peut donc s’organiser en autonomie, à condition de faire confirmer cette règle. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.

Fiche technique du trek du camp de base de l’Everest

ÉlémentInformation au 4 novembre 2026
Durée totale11 jours de marche de Lukla à Lukla dans les programmes de deux agences, journées d’acclimatation comprises ; environ deux semaines depuis Katmandou avec les vols et les jours de réserve
Distance de marche115 à 130 km aller-retour depuis Lukla selon deux agences
Altitude maximaleKala Patthar : 5 545 m sur la plupart des cartes, 5 643 à 5 644 m selon des relevés GPS cités par Wikipédia ; camp de base : 5 364 m
Nuit la plus hauteGorak Shep, 5 164 m
Col principalAucun sur l’itinéraire classique ; Cho La (5 420 m) ou Kongma La (5 535 m) sur les variantes
Dénivelé2 700 à 2 800 m d’écart entre Lukla (2 846 m) et le Kala Patthar selon l’altitude retenue ; dénivelé cumulé non publié de façon concordante
HébergementLodges (maisons de thé) à chaque étape, jusqu’à Gorak Shep
PermisParc national de Sagarmatha et permis local de Khumbu Pasang Lhamu
Guide obligatoireNon imposé par la municipalité ; recommandé, règle à faire confirmer par écrit
En autonomieOui : permis achetés soi-même, lodges sans réservation hors haute saison ; guide recommandé, règle à faire confirmer par écrit
Nombre minimum de trekkeursAucun : le trek ne demande pas de permis de zone réglementée
Meilleure saisonOctobre-novembre, puis mars-mai
AccèsVol pour Lukla depuis Katmandou ou, en haute saison, Manthali (Ramechhap) ; piste jusqu’à Surkhe ou départ à pied de Jiri
NiveauSoutenu : aucune difficulté technique, mais très haute altitude

Le trek traverse le Khumbu, dans le district de Solukhumbu, pays des Sherpas, un peuple d’origine tibétaine dont la culture se découvre dès Lukla, puis à Namche Bazaar et au monastère de Tengboche. Au-delà de Monjo, l’itinéraire se trouve dans le parc national de Sagarmatha (Lukla est dans sa zone tampon, selon la CAAN), créé le 19 juillet 1976, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, qui a reçu 57 690 visiteurs pendant l’exercice 2023-2024 selon Himal Press.

L’itinéraire jour par jour

Le programme classique compte onze jours de marche, avec deux journées d’acclimatation, à Namche Bazaar puis à Dingboche. Distances et durées viennent de deux agences, Follow Alice et Himalayan Vista ; quand elles divergent, nous donnons la fourchette, et un tiret signale une donnée qu’elles ne confirment pas toutes les deux.

JourÉtapeDistance (km)Durée de marcheAltitude d’arrivéeHébergement
1Vol vers Lukla (2 846 m), marche jusqu’à Phakding7 à 83 à 4 h2 610 mLodge
2Phakding – Monjo – Jorsale (entrée du parc) – Namche Bazaar10 à 125 à 7 h3 440 mLodge
3Acclimatation : montée vers Syangboche ou Khumjung, nuit à Namche—Quelques heures3 440 mLodge
4Namche Bazaar – Tengboche9 à 115 à 6 h3 860 à 3 870 mLodge
5Tengboche – Pangboche – Dingboche10 à 115 à 6 h4 360 à 4 410 mLodge
6Acclimatation : colline de Nangkartshang (vers 5 083 m), nuit à Dingboche4 à 63 à 6 h4 360 à 4 410 mLodge
7Dingboche – Lobuche8 à 124 à 6 h4 910 à 4 950 mLodge
8Lobuche – Gorak Shep – camp de base (5 364 m) – Gorak Shep11 à 137 à 9 h5 164 mLodge
9Kala Patthar à l’aube, puis descente vers Pheriche9 à 14,46 à 8 h4 250 à 4 371 mLodge
10Pheriche – Namche Bazaar (ou Khumjung)14 à 176 à 9 h3 440 mLodge
11Namche Bazaar – Lukla18 à 205 à 9 h2 846 mLodge
12Vol Lukla – Ramechhap ou Katmandou———Hôtel

L’altitude de Pheriche varie de 4 250 à 4 371 m selon les sources, y compris d’une page à l’autre du site de l’Himalayan Rescue Association, qui y tient un poste médical.

Namche Bazaar, la première étape d’acclimatation

Après la longue montée du deuxième jour, la plupart des programmes passent deux nuits à Namche (3 440 m). La journée de repos se passe en marchant : on monte vers Syangboche ou Khumjung, puis on redescend dormir au village, selon le principe « monter haut, dormir bas ». Le Nepal Tourism Board recommande d’ailleurs plusieurs jours à Namche pour s’acclimater.

Dingboche et la colline de Nangkartshang

Entre Namche et Dingboche, on gagne près de 1 000 m d’altitude de nuit en deux étapes : d’où la deuxième journée d’acclimatation. La montée vers la colline de Nangkartshang se fait sans sac lourd, et l’on fait demi-tour au premier mal de tête persistant. Si les symptômes persistent le soir, restez une nuit de plus à Dingboche plutôt que de monter à Lobuche.

La grande journée de Gorak Shep et du camp de base

Selon le Nepal Tourism Board, Gorak Shep, à environ trois heures de Lobuche, est la dernière localité du sentier, avec quelques maisons de thé. De là, la marche vers le camp de base suit le glacier du Khumbu : elle peut prendre jusqu’à cinq heures, l’itinéraire est délicat à trouver et la glace glissante. Ne partez ni seul ni tard, et sachez que le sommet de l’Everest n’est pas visible depuis le camp de base. Les lits sont rares à Gorak Shep en haute saison : faites réserver par votre guide ou, seul, depuis votre lodge de Lobuche.

Le Kala Patthar, le vrai belvédère

C’est du Kala Patthar, au-dessus de Gorak Shep, que l’on voit l’Everest, le Nuptse et le Changtse. La montée prend 1 h 30 à 2 h, le plus souvent avant l’aube, dans un froid intense : frontale, doudoune, gants épais et boisson chaude. Renoncez si vous vous réveillez avec des symptômes du mal des montagnes. Le détail est sur notre page Kala Patthar.

Faire ce trek en autonomie

Le camp de base de l’Everest est le trek de très haute altitude le plus simple à organiser soi-même : lodges à chaque étape, sentier très fréquenté, permis vendus sans passer par une agence. La seule vraie question est celle du guide.

Peut-on y aller sans guide ?

Oui, dans la pratique actuelle, mais faites-le confirmer. Depuis le 1er avril 2023, guide licencié et carte TIMS sont obligatoires pour les trekkeurs étrangers dans les parcs nationaux et aires de conservation, et le trek traverse le parc national de Sagarmatha. La municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu a pourtant refusé d’appliquer cette règle : son administrateur expliquait au Kathmandu Post que les trekkeurs solitaires restaient admis et qu’ils étaient suivis grâce à la carte locale, contrôlée à quatre postes. Trois nuances, au 4 novembre 2026 :

  • la page TIMS du Nepal Tourism Board range toujours le camp de base, Gokyo, le Cho La et les trois cols parmi les itinéraires où guide et carte TIMS sont exigés ;
  • certaines agences annoncent un durcissement des contrôles en 2026, sans avis officiel publié ;
  • sur le projet de loi sur le tourisme, qui a reçu 263 amendements examinés en commission parlementaire depuis juillet 2026, des députés proposent de rendre le guide licencié obligatoire sur des itinéraires himalayens désignés, selon le Kathmandu Post ; au 4 novembre 2026, nous n’avons trouvé aucune trace de son adoption.

Avant de partir sans guide, faites donc confirmer la règle par écrit auprès de la municipalité, du bureau du parc de Sagarmatha à Monjo ou du Nepal Tourism Board.

Organiser le trek soi-même, étape par étape

  • Recruter son guide soi-même : passez par une agence locale enregistrée ou par les membres de l’association des agences de trek (TAAN). Demandez à voir la carte de licence de guide de trek et vérifiez que le guide et le porteur sont assurés. Le minimum de référence TAAN est de 3 100 NPR par jour pour un guide et 2 400 NPR pour un porteur ; le marché tourne autour de 25 à 30 USD et de 20 à 25 USD. Voir notre page guide de trek au Népal.
  • Aller au départ et revenir : les billets pour Lukla se réservent auprès des compagnies qui desservent la piste, citées plus bas d’après la CAAN. En automne, le départ se fait le plus souvent de Manthali, à environ cinq heures de route de Katmandou selon OnlineKhabar. Sans avion, la piste Salleri – Surkhe se parcourt en bus ou en jeep.
  • Acheter ses permis : le droit du parc s’achète au Tourist Service Center de Bhrikutimandap, à Katmandou, ou à l’entrée du parc à Monjo ; le permis local se prend à Lukla (ou à Monjo selon OnlineKhabar). Présentez votre passeport et payez en roupies. Aucune agence n’est nécessaire, et la municipalité ne demande pas de carte TIMS.
  • Argent : Lukla compte des banques et des distributeurs selon la CAAN, mais une panne peut vous bloquer : retirez l’essentiel à Katmandou et emportez des roupies en espèces pour tout le trek.
  • Dormir et manger sans réserver : hors haute saison, on trouve un lit en arrivant. En octobre-novembre et en avril-mai, arrivez à l’étape en début d’après-midi ; à Gorak Shep, réservez la veille.
  • S’orienter : le sentier principal est large et très fréquenté jusqu’à Lobuche. Emportez une carte papier de la région et une carte hors ligne (OpenStreetMap) ; le passage où l’on se perd est le glacier entre Gorak Shep et le camp de base. Dans le brouillard, attendez ou suivez un groupe.
  • Réseau, secours, assurance : la France juge la couverture mobile peu fiable en montagne et recommande que trekkeurs ou guides disposent d’un téléphone satellite ; des lodges vendent un accès wifi. L’assurance doit couvrir l’altitude du Kala Patthar et l’évacuation en hélicoptère. Notez les numéros de notre page numéros d’urgence au Népal.
  • Quand ne pas partir seul : en hiver ou après une chute de neige ; pour un premier trek au-dessus de 4 000 m ; et si vous n’êtes pas prêt à perdre un jour, voire à renoncer, au premier symptôme. Un marcheur seul atteint d’un œdème d’altitude n’est parfois plus capable de décider de redescendre : à deux ou avec un guide, la marge est bien meilleure.

Apprendre quelques mots de népali facilite les échanges dans les lodges et avec les porteurs.

La région de l'Everest (Sagarmatha), dans le Khumbu
La région de l'Everest (Sagarmatha), dans le Khumbu. Photo : Vyacheslav Argenberg, Wikimedia Commons, CC BY 4.0.

Itinéraires alternatifs

  • La boucle par Gokyo et le Cho La : de Namche, on remonte la vallée de la Dudh Koshi par Dole (4 040 à 4 200 m selon les sources) et Machhermo (4 400 à 4 470 m) jusqu’aux lacs de Gokyo (4 700 à 4 790 m) et au Gokyo Ri (5 357 m), puis l’on franchit le Cho La (5 420 m) par Thangnak (4 700 m) pour rejoindre Dzongla (4 830 m), Lobuche et le camp de base. Le passage du col est raide et peut être enneigé ou verglacé : de bonnes chaussures, parfois des crampons légers, et un guide s’imposent. Entre Namche et Dole, on gagne 600 à 760 m en une étape : surveillez les symptômes. Voir notre page lacs de Gokyo.
  • Le trek des trois cols : Kongma La (5 535 m), Cho La (5 420 m) et Renjo La (5 360 m), en passant par le camp de base et Gokyo ; c’est l’itinéraire le plus engagé de la région, réservé aux marcheurs déjà habitués à l’altitude. Voir notre guide du trek des trois cols.
  • Chhukung et l’Island Peak : depuis Dingboche, Chhukung (4 730 m) est à environ trois heures de marche selon le Nepal Tourism Board ; c’est la base de l’Island Peak (6 165 m), un sommet qui demande un permis d’ascension, des crampons et un guide d’alpinisme.
  • Le départ de Jiri ou de Phaplu : c’est la route des premières expéditions, avant l’aménagement de l’aérodrome de Lukla en 1964 par le Himalayan Trust d’Edmund Hillary. Le Kathmandu Post compte douze jours de marche de Jiri à Surkhe, juste sous Lukla ; partir de Phaplu ou de Salleri, plus près du Khumbu, raccourcit la marche. Cette approche assure une acclimatation progressive et évite le vol aller. Au départ de Jiri, le droit d’entrée de l’aire de conservation du Gaurishankar s’ajoute (3 000 NPR selon le Nepal Tourism Board).
  • Le retour en hélicoptère : Des agences proposent de redescendre en hélicoptère depuis Gorak Shep ou le Kala Patthar. Depuis janvier 2025, ces vols touristiques divisent le parc, qui les autorise sous conditions, et la municipalité, qui s’y oppose ; le bruit, qui dérange la faune, et la perte de revenus des porteurs, des guides et des lodges sont en cause, selon le Kathmandu Post. Le 3 novembre 2026, deux hélicoptères sont entrés en collision à l’atterrissage près de Pheriche, faisant un mort parmi les passagers, selon Outlook India. Faites confirmer par écrit que le vol est autorisé, et redescendez à pied si vous le pouvez.

Permis et formalités au 4 novembre 2026

PermisCoûtDurée ou périodeOù l’obtenir
Parc national de Sagarmatha3 000 NPR, TVA comprise (charte de services du parc) ; 1 500 NPR pour l’Asie du Sud ; gratuit avant 10 ansPar entréeTourist Service Center de Bhrikutimandap (Katmandou) ou entrée du parc, à Monjo
Permis local de Khumbu Pasang Lhamu3 000 NPR (2 000 NPR pour l’Asie du Sud et la Chine, gratuit avant 10 ans)Non préciséeÀ Lukla (ou à Monjo selon OnlineKhabar), pas à Katmandou
Carte TIMSNon exigée par la municipalité——
Aire de conservation du Gaurishankar (départ de Jiri seulement)3 000 NPRPar entréeTourist Service Center de Bhrikutimandap ou entrée de l’aire

Les deux droits se paient uniquement en roupies népalaises : retirez assez d’espèces à Katmandou. Le permis local est le seul point flou. Les 3 000 NPR que reprennent les agences correspondent au tarif fixé pour l’exercice 2024-2025 et notifié par lettre à l’association des agences de trek (TAAN) en juillet 2024, selon Himal Press ; nous n’avons trouvé aucun avis officiel plus récent, et le site de la municipalité restait inaccessible le 4 novembre 2026. Prévoyez cette somme et vérifiez-la au guichet de Lukla. Le détail figure sur notre page permis Everest : Sagarmatha et Khumbu.

La question du guide, avec ses nuances, est traitée plus haut dans la partie consacrée au trek en autonomie. Pour comparer avec les autres régions, voyez notre page permis de trek au Népal. Gardez sur vous passeport, reçus des permis et quelques photos d’identité jusqu’au retour à Lukla.

Lodges, nourriture et services

Le trek se fait entièrement en lodges, des maisons de thé familiales présentes à chaque étape jusqu’à Gorak Shep : chambres simples à deux lits, souvent non chauffées, salle commune réchauffée par un poêle, sanitaires parfois partagés. Le confort baisse et les prix montent avec l’altitude, car aucune route ne dessert Namche ni les villages supérieurs. Le Kathmandu Post relevait en janvier 2025 une tasse de thé autour de 300 NPR pour un trekkeur dans la région, et une bouteille de gaz à 2 600 NPR à Surkhe contre environ 10 000 NPR dans les hauteurs.

  • Les repas : demandez en arrivant si le prix de la chambre suppose de dîner sur place ; le dal bhat, souvent resservi, reste le repas le plus nourrissant pour son prix.
  • Les suppléments : douche chaude, recharge des appareils et wifi sont souvent payants ; une batterie externe gardée au chaud rend service.
  • L’eau : traitez-la plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique.

Budget du trek

PosteMontant au 4 novembre 2026Remarque
Parc national de Sagarmatha3 000 NPR, TVA comprise (charte de services du parc)Une fois pour le trek
Permis local de Khumbu Pasang Lhamu3 000 NPRUne fois pour le trek
Guide (recommandé)Minimum TAAN 3 100 NPR par jour ; marché 25 à 30 USD12 jours : 300 à 360 USD au prix du marché
Porteur (facultatif)Minimum TAAN 2 400 NPR par jour ; marché 20 à 25 USD12 jours : 240 à 300 USD, à partager à deux
Vols pour LuklaTarif étranger en dollarsPrix ferme à demander : les tarifs intérieurs ont fortement varié en 2026 avec le prix du kérosène
Transfert Katmandou – Manthali—Environ 130 km et cinq heures de route selon OnlineKhabar
Lodges et repas—En hausse avec l’altitude ; aucune grille officielle récente
Assurance—Doit couvrir l’altitude du trek et l’évacuation en hélicoptère

Au taux de la Nepal Rastra Bank publié pour le 5 novembre 2026 (1 USD ≈ 151 NPR ; 1 € ≈ 170 NPR ; 1 $ CA ≈ 108 NPR), les deux permis, soit 6 000 NPR, représentent environ 40 USD, 35 € ou 55 $ CA. Ajoutez une réserve pour les jours de blocage météo et les pourboires de l’équipe. Le calcul complet est sur notre page prix d’un trek à l’Everest.

L'Everest, le Nuptse et le glacier du Khumbu
L'Everest, le Nuptse et le glacier du Khumbu. Photo : Vyacheslav Argenberg, Wikimedia Commons, CC BY 4.0.

Meilleure saison et météo

Octobre-novembre, après la mousson, offre le plus souvent un ciel dégagé ; mars-mai, plus doux, coïncide avec la saison des expéditions, qui anime le sentier dès avril. De décembre à février, la neige et le froid rendent les cols difficiles, parfois impraticables, et de nombreux lodges d’altitude ferment ; de juin à septembre, la mousson apporte nuages et vols annulés. En 2026, la mousson ne s’est entièrement retirée du Népal que le 14 octobre, douze jours après la date normale du 2 octobre, selon le service météorologique népalais cité par Onlinekhabar. L’automne n’exclut pas les intempéries : le 26 septembre 2026, plus d’un demi-mètre de neige s’était accumulé dans le haut Khumbu ; les autorités ont limité l’accès aux zones à risque et sept touristes étrangers bloqués dans le secteur de l’Island Peak ont été mis à l’abri, alors que plus de 1 200 touristes se trouvaient dans la région, selon Republica. Gardez toujours une marge.

Altitude, difficulté et sécurité

Les CDC américains rappellent que les itinéraires népalais, et en particulier celui du camp de base de l’Everest, poussent beaucoup de marcheurs à la limite de leur capacité d’acclimatation, et que le mal des montagnes peut toucher près de 30 % des trekkeurs aux plus hautes altitudes. Leurs règles : au-dessus de 3 000 m, ne pas monter son lieu de nuit de plus de 500 m par jour, ajouter une journée d’acclimatation tous les 1 000 m gagnés et éviter l’alcool pendant les 48 premières heures. Ne montez jamais dormir plus haut avec des symptômes ; une descente de 300 m ou plus les soulage rapidement. Les signes d’alerte sont sur notre page mal des montagnes ; les traitements préventifs se discutent avec un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage.

  • Les secours : l’Himalayan Rescue Association tient un poste à Pheriche, animé deux fois par an par des médecins bénévoles pendant les saisons de trek, avec une conférence sur l’altitude chaque après-midi ; au printemps, elle ouvre aussi une clinique au camp de base (5 350 m).
  • L’assurance : elle doit couvrir l’altitude maximale et l’évacuation en hélicoptère. Le Canada met en garde contre les fraudes aux sauvetages : passez par des agences et des compagnies enregistrées.
  • Le sentier : laissez passer les caravanes de yaks côté montagne, jamais côté vide, et méfiez-vous de la glace sur le glacier du Khumbu.
  • L’équipement : chaussures de marche imperméables et rodées, veste imperméable, vêtements chauds pour des nuits bien au-dessous de zéro, sac de couchage chaud, bâtons pour soulager les genoux à la descente, frontale, lunettes de soleil et crème solaire. Voyagez léger ou confiez une charge raisonnable à un porteur.

Accès et retour : les vols pour Lukla

L’aéroport Tenzing-Hillary de Lukla est à 2 846 m selon l’Autorité de l’aviation civile (CAAN). Sa piste en pente (environ 12 % selon Wikipédia) mesure 527 m sur 20 m ; selon le profil de la CAAN, elle n’accueille que de petits avions en vol à vue (Twin Otter, Dornier 228, Let 410, Y-12), exploités par Tara Air, Summit Air, Sita Air et Nepal Airlines, depuis Katmandou, Ramechhap et Phaplu. Le vol dure environ 25 minutes depuis Katmandou selon le Kathmandu Post.

  • Le départ de Manthali (Ramechhap) : en haute saison, la plupart des vols partent de Manthali, à environ 130 km et cinq heures de route de Katmandou. Le 4 octobre 2026, Ekantipur signalait la hausse des vols Manthali – Lukla avec le début de la saison d’automne, dont neuf en une seule journée. Nous n’avons trouvé aucun avis de la CAAN fixant le calendrier 2026 : vérifiez l’aéroport inscrit sur votre billet la veille. Tout est expliqué sur notre page vols pour Lukla et Ramechhap.
  • Les annulations : le 1er novembre 2025, après trois jours sans vols, environ 1 500 voyageurs munis de billets d’une seule compagnie attendaient à Lukla, selon The Himalayan Times. Gardez deux à trois jours de marge avant votre vol international.
  • La route : depuis janvier 2025, une piste de 64 km relie Salleri à Surkhe, juste sous Lukla ; le Kathmandu Post comptait alors huit heures de trajet, pour 3 000 NPR en bus ou 3 500 NPR en jeep. C’est la solution de repli, souvent pénible, quand les avions restent au sol.

En résumé

Le camp de base de l’Everest se mérite : onze jours de marche, deux journées d’acclimatation, des nuits froides au-dessus de 4 000 m et une matinée au Kala Patthar pour voir enfin l’Everest en face. Gardez de la marge et ne trichez pas avec l’altitude. Karma Trek, agence partenaire de himalaya-nepal.com, peut organiser ce trek. Pour préparer l’ensemble de votre séjour, partez de notre page pilier voyage au Népal.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour le trek du camp de base de l’Everest ?

Comptez 11 jours de marche aller-retour depuis Lukla dans les programmes de deux agences, journées d’acclimatation à Namche Bazaar et à Dingboche comprises, soit environ deux semaines depuis Katmandou avec les vols et deux ou trois jours de réserve pour la météo.

Quels permis faut-il pour le camp de base de l’Everest en 2026 ?

Au 4 novembre 2026, le droit d’entrée du parc national de Sagarmatha (3 000 NPR, TVA comprise, selon la charte de services du parc) et le permis local de Khumbu Pasang Lhamu (3 000 NPR pour la plupart des étrangers), payables en roupies. La municipalité n’exige pas de carte TIMS.

Le guide est-il obligatoire pour le trek du camp de base de l’Everest ?

La municipalité de Khumbu Pasang Lhamu n’applique pas l’obligation nationale de 2023, mais le Nepal Tourism Board range encore ce trek parmi ceux à guide obligatoire. Au 4 novembre 2026, l’amendement parlementaire qui rendrait le guide obligatoire n’était pas adopté. Faites confirmer la règle par écrit avant de partir seul ; un guide reste recommandé à cette altitude.

D’où partent les vols pour Lukla à l’automne 2026 ?

En haute saison, la plupart partent de Manthali (Ramechhap), à environ 130 km de Katmandou par la route ; Ekantipur signalait le 4 octobre 2026 la hausse de ces vols avec le début de la saison. Vérifiez l’aéroport inscrit sur votre billet la veille du vol.

Quelle est l’altitude maximale du trek du camp de base de l’Everest ?

Le camp de base se trouve à 5 364 m et le Kala Patthar, point culminant du trek, à 5 545 m sur la plupart des cartes, jusqu’à 5 644 m selon des relevés GPS. La nuit la plus haute se passe à Gorak Shep, à 5 164 m.

Quelle est la meilleure période pour le trek du camp de base de l’Everest ?

Octobre-novembre, puis mars-mai. La mousson, retirée le 14 octobre en 2026, apporte nuages et vols annulés, et l’hiver la neige et un grand froid ; même en automne, une forte chute de neige a imposé des restrictions fin septembre 2026.

Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.

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Sources consultées