Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Le chatamari, la crêpe de riz newar, et sa cousine la bara, galette de lentilles, sont deux des plats les plus attachants de la vallée de Katmandou. Simples, chauds, servis à la sortie de la poêle, ils se goûtent aussi bien pendant une fête de quartier que dans une petite salle des vieilles villes newars. Voici ce qu’ils contiennent, comment on les prépare, à quelles fêtes on les mange, où les trouver et comment les commander sans risque. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.
Le chatamari est une crêpe de riz de la cuisine newar, la cuisine de la vallée de Katmandou. On le mange surtout lors des fêtes et des occasions particulières, et on le surnomme volontiers la « pizza newar » à cause de sa garniture, même si son goût n’a rien à voir. Selon Nepal Traveller (février 2023), c’est un plat traditionnel que toutes les communautés apprécient aujourd’hui et que l’on trouve dans de nombreuses gargotes, pour un repas de fête comme pour un déjeuner.
La pâte est faite de farine de riz et d’eau, fine et sans grumeaux. Certaines recettes, comme celle publiée par le site bhaktapur.com, y ajoutent une pâte de lentilles noires trempées une nuit et débarrassées de leur peau, qui rend la crêpe plus croustillante. La pâte est versée en cercle mince sur une poêle plate, garnie, puis couverte et cuite à feu doux : le chatamari ne se retourne pas, il cuit d’un seul côté, précise bhaktapur.com, environ sept minutes à feu doux selon Nepal Traveller. Le résultat : une base fine, un peu croustillante, et une garniture moelleuse.
| Version | Garniture | À savoir |
|---|---|---|
| Nature | Aucune, comme une crêpe | Se mange comme une crêpe ; un achar l’accompagne bien |
| Végétarienne | Pommes de terre, haricots, soja, légumes | La plus sûre pour un estomac sensible |
| À l’œuf | Œuf cassé au centre | Demandez un œuf bien pris |
| À la viande | Viande hachée épicée (buffle, poulet) | La plus traditionnelle ; viande bien cuite |
| Mixte | Viande hachée et œuf | Proposée dans beaucoup de salles newars |
La bara, appelée wo en newari, est l’autre classique des étals newars. C’est une galette épaisse de lentilles noires trempées, débarrassées de leur peau et écrasées en pâte, puis dorée à la poêle ; on en fait aussi avec d’autres lentilles. Sans œuf ni viande, elle est végétarienne, rappelle le site bhaktapur.com, mais on peut la garnir. La version de Bhaktapur décrite par le Kathmandu Post (2019) reçoit un œuf cassé en son centre, qui rend les bords croustillants et garde l’intérieur moelleux ; on l’accompagne d’un bouillon de viande (jhol).
Chatamari et bara se commandent souvent ensemble, en en-cas ou en entrée d’un repas newar plus complet ; ils figurent aussi parmi les éléments facultatifs du samay baji, le plateau de riz battu présenté sur notre page sur le chiura, le riz battu.
Le chatamari et la bara sont d’abord des plats de fête. Le plus marquant est Sithi Nakha, la fête newar du nettoyage des puits et des sources, juste avant la mousson : le Kathmandu Post rapporte qu’on y mange samay baji, bara et chatamari, des plats censés donner des forces pour le repiquage du riz, et le site bhaktapur.com précise que les familles de Bhaktapur préparent alors la bara à la maison. En 2026, Sithi Nakha est tombée le samedi 20 juin, selon Spotlight Nepal (21 juin 2026), qui cite aussi la bara et le chatamari parmi les mets préparés ce jour-là ; la date de 2027 n’est pas publiée au 4 novembre 2026. Notre page sur Sithi Nakha raconte la fête.
Le chatamari se mange aussi pendant les grandes processions. Nepal Traveller (avril 2025) le cite parmi les nourritures de fête de la Rato Machhindranath Jatra de Patan, comme un plat de rue populaire servi chaud, aux côtés du kwati, la soupe de neuf haricots germés, et du yomari. Pendant les fêtes, les échoppes se multiplient le long du parcours : c’est le meilleur moment pour goûter un chatamari tout juste sorti de la poêle, au milieu de la foule.
Nous ne recommandons pas d’établissement : ces plats se trouvent partout dans les vieilles villes newars, et les meilleures adresses changent. Voici où chercher :
Pour l’ensemble des plats de la vallée, du samay baji au yomari, lisez notre page sur la cuisine newar.
Les prix publiés sont rares. Le seul repère récent que nous ayons trouvé vient du Kathmandu Post, qui relevait en août 2023, dans une salle newar de Kirtipur avec vue sur le temple d’Uma Maheshwar, un chatamari mixte (œuf, viande hachée de buffle et de poulet) à 175 roupies, une bara nature à 90 roupies et un khaja set newar au buffle à 350 roupies, taxes comprises. Les échoppes de rue sont en général moins chères que les salles avec terrasse, et les prix ont pu augmenter depuis : regardez le menu affiché ou demandez le prix avant de commander. Au 4 novembre 2026, 1 euro vaut environ 169 roupies et 1 dollar canadien environ 108 roupies, selon la Nepal Rastra Bank.
Le chatamari et la bara ont un avantage : ils sont cuits à la commande et servis brûlants. Le gouvernement du Canada recommande aux voyageurs de ne manger que des aliments bien cuits et encore chauds, d’éviter ceux qui sont servis à température ambiante et la viande crue ou mal cuite, et il déconseille de manière générale la nourriture des étals de rue. En pratique :
Les végétariens ont le choix : bara de lentilles seule, chatamari aux légumes ou nature. Pour composer vos repas sans viande, lisez notre page végétarien et vegan au Népal. L’INSPQ recommande à tous les voyageurs au Népal les vaccins contre l’hépatite A et la typhoïde : consultez un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage avant le départ.
Un chatamari et une bara se glissent facilement dans une journée de visite : en pause à Bhaktapur entre deux places royales, au retour des ruelles de Patan ou pendant une fête de quartier. Si votre séjour tombe en décembre, profitez de Yomari Punhi, le 24 décembre 2026, pour compléter la découverte des douceurs newars ; notre page sur Yomari Punhi vous dit tout. Pour préparer l’ensemble de votre séjour, consultez notre page pilier voyage au Népal.
Une fine crêpe de farine de riz de la cuisine newar, parfois enrichie de lentilles noires, cuite d’un seul côté sous un couvercle et garnie de viande hachée, d’œuf ou de légumes. On la surnomme la « pizza newar ».
Le chatamari est une crêpe fine à base de riz ; la bara, ou wo, est une galette épaisse de lentilles noires écrasées, dorée à la poêle. Les deux se garnissent d’œuf ou de viande hachée.
Pas toujours : la version traditionnelle porte de la viande hachée, souvent de buffle. Mais le chatamari nature ou aux légumes et la bara aux lentilles seules sont végétariens.
Toute l’année en en-cas, et surtout pendant les fêtes newars, comme Sithi Nakha, tombée le 20 juin en 2026, ou la Rato Machhindranath Jatra de Patan.
Dans les vieilles villes newars de la vallée de Katmandou : Bhaktapur, Patan, Kirtipur et les vieux quartiers de Katmandou, dans les petites salles de cuisine newar et les échoppes de rue.
Il est cuit à la commande, ce qui limite les risques. Choisissez une échoppe fréquentée, mangez-le brûlant, avec un œuf pris et une viande bien cuite, et évitez les crudités servies à côté.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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