Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
L’observation des oiseaux au Népal réserve de belles surprises, même aux voyageurs qui ne sont pas ornithologues : en quelques centaines de kilomètres, on passe des marais et des prairies du Teraï, peuplés de cigognes et d’oiseaux d’eau, aux forêts des collines puis aux alpages de l’Himalaya, domaine du lophophore resplendissant. Ce guide présente les espèces à chercher, les meilleurs sites, la saison idéale et la façon d’organiser vos sorties, avec les droits d’entrée au 14 octobre 2026. Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Selon l’Office du tourisme du Népal (NTB), le pays abrite plus de 850 espèces d’oiseaux, grâce à un relief qui va du subtropical à l’alpin et à un vaste réseau de parcs nationaux et d’aires de conservation. Les listes ornithologiques fondées sur la taxonomie de référence de Clements, qui incluent les espèces accidentelles, dépassent les 900 espèces (915 dans la liste établie d’après l’édition 2022) ; elles comptent une seule espèce endémique et 42 espèces menacées à l’échelle mondiale.
Pour le voyageur, cette diversité se résume simplement : chaque étape d’un voyage classique, de Katmandou à Chitwan en passant par Pokhara ou un trek, offre ses propres espèces. Les lacs et les prairies du Teraï accueillent cigognes, aigrettes, martins-pêcheurs et oiseaux d’eau ; les broussailles des collines moyennes abritent l’unique espèce endémique du pays ; les forêts et les alpages de haute montagne sont le domaine du danphe, l’oiseau national. Prévoyez donc des sorties dans plusieurs milieux plutôt qu’un long séjour au même endroit.
| Site | Région | Ce qui fait son intérêt | Meilleure période |
|---|---|---|---|
| Parc national de Chitwan | Plaines du centre-sud | 543 espèces recensées en 2006 par Bird Conservation Nepal, plus que dans toute autre aire protégée du pays ; florican du Bengale, aigles | Octobre à mars pour les migrateurs ; printemps pour les nicheurs |
| Réserve de Koshi Tappu | Teraï oriental (Sunsari et Saptari) | Inscrite en 1987 sur la liste des zones humides d’importance internationale (Ramsar) ; environ 490 espèces selon le DNPWC ; oiseaux d’eau en hiver | Novembre à mars |
| Parc national de Shuklaphanta | Extrême Ouest | Environ 450 espèces ; prairies du florican du Bengale ; grue antigone en été | Hiver pour les migrateurs |
| Parc national de Bardia | Ouest | Cité par le NTB parmi les meilleurs sites des plaines | Hors mousson |
| Phulchowki et Godavari | Vallée de Katmandou (Lalitpur) | Collines boisées ; le spiny babbler, seule espèce endémique | Toute l’année, hors fortes pluies |
| Nagarjun et lac de Taudaha | Vallée de Katmandou | Forêt de colline ; oiseaux d’eau migrateurs sur le lac en hiver | Hiver pour Taudaha |
| Régions de l’Everest et de l’Annapurna | Haute montagne | Danphe, rapaces et oiseaux de haute altitude | Saisons de trek |
Le parc de Chitwan est le site le plus simple à intégrer à un voyage, et le plus riche. Les ornithologues y cherchent le florican du Bengale, en danger critique d’extinction, qui dépend des prairies alluviales du parc, le marabout chevelu, l’anhinga roux et plusieurs aigles menacés, dont l’un trouve à Chitwan l’un de ses rares sites de nidification connus. À l’automne arrivent du nord environ 160 espèces migratrices ou erratiques, dont l’aigle criard, l’aigle impérial et le pygargue de Pallas. L’entrée coûte 2 000 NPR par personne et par jour pour un étranger au 14 octobre 2026. Voyez nos pages parc national de Chitwan et observer les oiseaux à Chitwan.
Pour le NTB, la réserve de Koshi Tappu, dans le Teraï oriental, est l’endroit où aller : on y observe mieux qu’en altitude les oiseaux résidents et les migrateurs, venus parfois de Sibérie. Créée en 1976, elle compte environ 490 espèces d’oiseaux selon le Département des parcs nationaux (DNPWC). Lors du recensement hivernal des oiseaux d’eau de 2025, l’administration de la réserve a compté 9 250 oiseaux de 76 espèces, contre 5 527 oiseaux de 53 espèces l’année précédente, selon le Himalayan Times : les effectifs varient beaucoup d’une année à l’autre. L’entrée coûtait 1 500 NPR pour les visiteurs étrangers et 750 NPR pour ceux des pays d’Asie du Sud (SAARC) selon les chiffres publiés en 2024 : faites confirmer le tarif à l’entrée. Tous les détails pratiques sont sur notre page réserve de Koshi Tappu.
Plus éloignés, les parcs de l’Ouest récompensent ceux qui prennent le temps d’y aller. Shuklaphanta abritait en 2001 la plus grande population de floricans du Bengale du Népal ; le francolin des marais y est résident, et la grue antigone y passe l’été, comme le tantale indien. Voyez nos pages parc national de Shuklaphanta et parc national de Bardia.
Pas besoin de partir loin : le NTB cite les collines de Nagarjun, Godavari et Phulchowki, et le lac de Taudaha, sur la route de Dakshinkali, réputé pour ses oiseaux d’eau migrateurs en hiver. Le parc de Shivapuri-Nagarjun, au nord de la ville, se prête aussi à une sortie à la journée : voyez notre page parc national de Shivapuri.
| Période | Ce que l’on observe | Points d’attention |
|---|---|---|
| Octobre-novembre | Arrivée des migrateurs venus du nord dans le Teraï | Fin de la mousson (retrait moyen vers le 2 octobre) ; certaines routes restent endommagées par les pluies en début de saison |
| Décembre-février | Oiseaux d’eau en hivernage (Koshi Tappu, Taudaha), aigles migrateurs à Chitwan | Matins froids, surtout en montagne : prévoyez des couches chaudes |
| Février-mars | Fin de l’hivernage : les migrateurs d’hiver sont encore présents, avant de repartir au printemps | Profitez-en avant les fortes chaleurs d’avril-mai dans le Teraï |
| Mars-mai | Les migrateurs d’hiver repartent, les visiteurs d’été arrivent du sud ; chants des coucous à Chitwan | Chaleur croissante dans le Teraï : jusqu’à 42 °C fin avril à Shuklaphanta |
| Juin-septembre | Nicheurs de la mousson à Chitwan, comme les brèves et les souimangas | Pluies, glissements de terrain et routes coupées : réservé aux passionnés |
La mousson s’installe en moyenne vers le 13 juin et se retire vers le 2 octobre selon le service météorologique népalais ; en 2025, elle a duré du 29 mai au 10 octobre. Pour un premier voyage, la période de novembre à mars offre le meilleur compromis entre diversité, accès et confort.
Pour découvrir le reste de la faune népalaise, lisez notre page faune du Népal.
Le NTB indique que la plupart des complexes hôteliers (resorts) organisent des sorties d’observation accompagnées par des naturalistes expérimentés. Un bon guide local fait toute la différence : il connaît les chants, les sites de nidification et les zones du parc où l’on peut circuler. Quelques réflexes :
Un itinéraire classique se prête très bien à l’ornithologie : une matinée dans les collines de la vallée de Katmandou, deux ou trois nuits à Chitwan, puis un trek dans les régions de l’Everest ou de l’Annapurna, où l’on guette le danphe (voir notre liste des treks au Népal). Les passionnés ajouteront Koshi Tappu à l’est, ou Bardia et Shuklaphanta à l’ouest. Si vous préférez voyager accompagné, notre voyage guidé francophone de 21 jours, du 3 au 23 novembre 2027, accompagné par Louis-Simon Roy, tombe en pleine saison des migrateurs. Pour tout le reste, consultez notre page pilier voyage au Népal.
Plus de 850 espèces selon l’Office du tourisme du Népal ; les listes ornithologiques qui incluent les visiteurs occasionnels en recensent plus de 900, dont une seule endémique.
Le parc national de Chitwan, avec 543 espèces recensées, et la réserve de Koshi Tappu, haut lieu des oiseaux d’eau en hiver. Dans la vallée de Katmandou, Phulchowki et Godavari se visitent en une matinée.
De novembre à mars pour les oiseaux d’eau et les rapaces migrateurs, et au printemps pour les nicheurs. La mousson, de mi-juin à début octobre en moyenne, rend les sorties difficiles.
Le lophophore resplendissant, appelé danphe, un faisan au plumage métallique qui vit surtout entre 2 700 et 3 700 m, dans les forêts et les alpages de l’Himalaya.
Oui, un seul : le spiny babbler, ou kande bhyakur, qui vit dans les broussailles des collines moyennes. On le cherche notamment à Godavari et Phulchowki, près de Katmandou.
Au 14 octobre 2026, un étranger paie 2 000 NPR par jour à Chitwan ; à Koshi Tappu, l’entrée était de 1 500 NPR pour les visiteurs étrangers hors Asie du Sud selon les chiffres publiés en 2024.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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