Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Le rafting sur la Seti est la porte d’entrée idéale des eaux vives népalaises : une rivière chaude, des rapides francs mais accessibles, des plages de sable pour bivouaquer et une jungle qui descend jusqu’à l’eau. Partie de Damauli, entre Pokhara et Katmandou, la descente se termine deux jours plus tard près du confluent avec la Trisuli, sur la route de Chitwan. C’est la rivière que choisissent les familles, les débutants et les écoles de kayak. Voici le niveau requis, la durée, la meilleure saison, l’accès et les précautions à prendre en 2026. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.
| Question | Réponse |
|---|---|
| Parcours | De Damauli jusqu’à Gaighat, près du confluent avec la Trisuli, aux environs de Narayanghat |
| Longueur | Environ 35 km de rivière selon Nepal Traveller |
| Durée | 2 jours sur l’eau, 2 à 3 jours au total selon Rough Guides |
| Difficulté | Classe 3- (Rough Guides) à 3+ (Nepal Traveller) ; 4+ en mousson |
| Altitude | De 345 m au départ à 190 m à l’arrivée |
| Accès | Damauli, sur la route Prithvi, à environ 1 h 30 de route de Pokhara |
| Meilleure saison | Mi-octobre à novembre, mars-avril ; agréable aussi en hiver |
La Seti Gandaki naît au pied du massif des Annapurnas, traverse Pokhara, où elle a creusé une gorge spectaculaire, puis coule vers le sud-est jusqu’à Damauli avant de rejoindre la Trisuli près de Devghat. La descente commerciale commence à Damauli, chef-lieu du district de Tanahun, où la Madi rejoint la Seti : ce confluent est aussi un lieu sacré, décrit sur notre page Damauli et la grotte de Vyas. Rough Guides situe l’arrivée aux environs de Narayanghat ; Nepal Traveller la place à Gaighat, à environ 35 km de rivière du départ.
Entre les deux, la Seti serpente dans une vallée boisée, peu habitée, loin de la route. Rough Guides la juge « assez sage », Nepal Traveller la présente comme une rivière modérée, facile à naviguer et sans doute la meilleure pour s’exercer au kayak. Le bivouac se fait d’ordinaire sur une plage de sable, et la baignade fait partie du programme.
Un peu d’histoire : la première descente de la Seti en raft remonte à juin 1971. Selon Wikipédia et Nepal Traveller, les pionniers ont dû porter leurs bateaux autour d’un tronçon d’environ 3 km où la rivière disparaît sous terre, près de Pokhara. Ce passage n’appartient pas à la descente commerciale actuelle.
Attention à l’homonyme : une autre Seti coule dans l’extrême ouest du pays, à Dipayal, dans le district de Doti, avant de rejoindre la Karnali. Elle est réputée pour la pêche au mahseer (voir notre page sur la pêche au Népal), mais ce n’est pas la rivière de Pokhara.
La Seti est l’une des rivières les plus faciles du Népal, mais les sources ne lui donnent pas la même classe. Rough Guides la classe en 3- sur l’échelle internationale ; Nepal Traveller lui donne 3+ de septembre à mai et 4+ de juin à août, avec un débit d’environ 20 m³/s de janvier à mai, 50 m³/s de septembre à décembre et 100 m³/s en mousson. Retenez l’essentiel : en saison sèche, ce sont des rapides joueurs, qui secouent sans exiger d’expérience ; en hautes eaux, la rivière change de caractère.
Pour situer la Seti parmi les autres rivières, consultez notre page rafting au Népal, qui compare les grandes descentes du pays.
La grande particularité de la Seti, c’est son eau chaude. Rough Guides la dit « très chaude », ce qui en fait une bonne destination d’hiver ; Nepal Traveller parle d’une chaleur venue des profondeurs, sans en préciser l’origine. Résultat : on peut s’y baigner volontiers et tomber à l’eau sans grelotter, ce qui change tout pour un débutant.
C’est pour cette raison que les écoles de kayak de Pokhara l’utilisent : après une initiation sur le lac Phewa, les stages consacrent environ quatre jours à la Seti, avec un raft d’assistance qui transporte le matériel et le camp, selon Rough Guides. Notre page kayak au Népal détaille ce format et les rivières plus engagées pour la suite.
| Période | Conditions | Notre avis |
|---|---|---|
| Mi-octobre à novembre | Haute saison : eau encore vive mais maîtrisable, ciel dégagé | La meilleure période ; réservez quelques jours à l’avance |
| Décembre à février | Rivières plus basses et plus froides, beaucoup de prestataires ne partent pas ; la Seti, chaude, reste agréable | La rivière la plus confortable de l’hiver |
| Mars à mai | Niveaux en hausse avec la fonte des neiges et les orages de pré-mousson ; longues journées douces | Très bonne période, surtout mars-avril |
| Juin à septembre | Mousson : débit multiplié, classe 4+ selon Nepal Traveller | À éviter pour une première descente |
Ces repères viennent de Rough Guides et de Nepal Traveller. Selon le service météorologique népalais, la mousson s’installe normalement vers le 13 juin et se retire vers le 2 octobre. Début octobre, la rivière peut donc rester haute : demandez au prestataire le débit du moment.
Si vous n’avez qu’une matinée, l’Office du tourisme du Népal cite aussi la haute Seti, une sortie d’une demi-journée. Rough Guides la classe en 3+, parle d’environ une heure et demie sur l’eau, et précise qu’elle se court surtout en hautes eaux, de septembre à début novembre ; la rivière passe sous terre en aval du barrage de Bajar, ce qui limite le parcours. Plus courte et plus nerveuse que la basse Seti, cette option se glisse facilement dans un séjour à Pokhara, entre deux activités. Pour voir la rivière au cœur de la ville, notre page sur la gorge de la Seti à Pokhara indique les meilleurs points de vue.
Damauli se trouve sur la route Prithvi, entre Katmandou et Pokhara selon Nepal Traveller ; les prestataires comptent environ 1 h 30 de route depuis Pokhara. Depuis Katmandou, comptez environ 150 km selon le Kathmandu Post, et Nepal Traveller parle de cinq heures de route. L’arrivée, à Gaighat, est à environ trois heures de route de Pokhara selon Nepal Traveller. Les prestataires organisent en général le transport aller et retour, mais la vraie bonne idée est ailleurs : l’arrivée se trouve sur la route de Chitwan. Vous pouvez donc enchaîner la descente avec un séjour dans le parc national, présenté sur notre page Sauraha et Chitwan, plutôt que de revenir à Pokhara. Demandez si vos bagages peuvent suivre et où le véhicule vous dépose. Les trajets par la route sont décrits sur notre page de Pokhara à Chitwan.
Ce qu’il faut emporter :
Il n’existe pas de grille tarifaire officielle. Demandez un prix tout compris par écrit : transport, repas, matériel, nuit au camp, guides et kayakiste de sécurité.
Même facile, une rivière reste une rivière. Le gouvernement du Canada conseille de n’organiser des excursions de rafting qu’avec des agences réputées, et Rough Guides recommande un membre de la NARA, l’association népalaise des agences de rafting. Exigez au moins deux rafts, un kayakiste de sécurité, des gilets récents, des casques et un briefing avant d’embarquer. Si vous entendez un grondement inhabituel venant de l’amont, gagnez immédiatement un terrain élevé : la Seti a montré à Pokhara, le 5 mai 2012, qu’une coulée brutale pouvait dévaler sa vallée, faisant 72 morts selon Wikipédia.
Deux points d’actualité méritent une question au prestataire :
Enfin, vérifiez votre assurance : elle doit mentionner le rafting et couvrir les frais médicaux et l’évacuation, comme l’explique notre guide assurance voyage et sauvetage en hélicoptère.
La Seti est la plus douce des descentes de plusieurs jours. Si vous cherchez davantage de sensations à proximité de la route, la Trisuli, en classe 3+, est présentée sur notre page rafting sur la Trisuli. Pour une vraie aventure de huit à dix jours, voyez notre page sur le rafting sur la Sun Kosi, la Karnali et la Kali Gandaki. Et pour organiser le reste du séjour autour de Pokhara, partez de notre page Pokhara et de notre page pilier voyage au Népal.
Deux jours sur l’eau, avec une nuit en camp sur une plage, de Damauli jusqu’à Gaighat, soit environ 35 km de rivière. Rough Guides compte deux à trois jours au total, transport compris.
Oui : c’est l’une des rivières les plus faciles du Népal, classée 3- par Rough Guides et 3+ par Nepal Traveller en saison sèche. Son eau chaude la rend agréable aux familles et aux kayakistes en apprentissage, mais elle monte en classe 4+ pendant la mousson.
De mi-octobre à novembre, puis de mars à avril. Grâce à son eau chaude, la Seti reste aussi l’une des rares rivières agréables en hiver ; évitez la mousson, de juin à septembre.
Le départ est à Damauli, sur la route Prithvi, à environ 1 h 30 de route de Pokhara. L’arrivée, à Gaighat, est à environ trois heures de Pokhara, sur la route de Chitwan.
Oui, sur la haute Seti, une sortie d’une demi-journée selon l’Office du tourisme, classée 3+ par Rough Guides et courue surtout en hautes eaux, de septembre à début novembre.
La crue du 26 août 2026 a dévalé la Trisuli, que la Seti rejoint près de Devghat, mais la Seti n’était pas sur son trajet. Faites tout de même confirmer l’état du point d’arrivée et de la route avant de réserver.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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