Namaste et salutations en népali : saluer et rester poli au Népal

Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le

En bref

  • Namaste (नमस्ते) sert de bonjour à toute heure de la journée, et aussi d’au revoir ; namaskaar (नमस्कार) est plus formel.
  • Le mot s’accompagne d’un geste : paumes jointes devant la poitrine, doigts vers le haut, tête légèrement inclinée, plus bas devant une personne âgée.
  • Dites toujours tapaai (तपाईं) pour « vous » : timi (तिमी) est familier, ta (तँ) est à proscrire, et hajur (हजुर) marque le plus grand respect.
  • Les formules de base : dhanyabaad (merci), maaph garnuhos (pardon, excusez-moi), kehi chhaina (ce n’est rien).
  • Pour interpeller quelqu’un, les Népalais emploient des termes de parenté : didi (grande sœur), daai (grand frère), bahini (petite sœur), bhaai (petit frère).
Le geste du namaste, mains jointes : statues d’un roi et d’une reine malla devant le temple de Chandeshwari
Le geste du namaste, mains jointes : statues d’un roi et d’une reine malla devant le temple de Chandeshwari. Photo : Bijay chaurasia, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Namaste et les salutations en népali sont la première chose à apprendre avant un voyage au Népal : un mot, un geste, et la bonne forme de politesse suffisent à changer l’accueil que vous recevrez, à la réception d’un lodge comme dans une échoppe de thé. Cette page réunit les salutations, les formules de politesse, les trois niveaux de « vous » et les termes de parenté qui servent à s’adresser aux gens, avec une prononciation simple et l’écriture en devanagari. Elle s’appuie sur le manuel universitaire Introduction to the Nepali Language (Université de la Colombie-Britannique, 2026), sur le cours de népali parlé des volontaires du Peace Corps et sur le dictionnaire de Turner. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.

Namaste, namaskaar : saluer à toute heure

Le népali n’a pas de salutation propre au matin, à l’après-midi ou au soir comme le français. Namaste sert à tout moment de la journée, et on l’emploie aussi bien en arrivant qu’en partant : c’est à la fois « bonjour » et « au revoir ». Namaskaar est une forme plus formelle, entendue dans les discours, les cérémonies ou face à une personne à qui l’on doit un respect particulier. Le manuel de l’université de la Colombie-Britannique (UBC) précise que les formules en shubha (« bon »), comme shubha prabhaat (« bonjour » du matin), existent et sont correctes, mais sonnent plus cérémonieuses ou écrites : dans la conversation courante, namaste reste le choix le plus naturel.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Bonjour, au revoir (à toute heure)namasteनमस्ते
Bonjour (formel, respectueux)namaskaarनमस्कार
Bonjour (le matin, registre soutenu)shubha prabhaatशुभ प्रभात
Bonne nuit (registre soutenu)shubha raatriशुभ रात्रि
Bienvenueswaagat chhaस्वागत छ
Bienvenue au Népalnepaalmaa swaagat chhaनेपालमा स्वागत छ
À la prochaine, au revoirpheri bhetaunlaफेरि भेटौँला

Prononcez le « e » final de namaste comme un « é » : na-mas-té. Le « aa » se dit comme le « a » de « papa », alors que le « a » simple se rapproche du « o » de « pomme ». Pour les sons plus difficiles, consultez notre page sur la prononciation du népali.

Le geste du namaste

Namaste vient du sanskrit : namas, « salut, révérence », et te, « à toi », d’où le sens littéral « je m’incline devant toi ». En pratique, c’est surtout une salutation polie et respectueuse. Le mot s’accompagne presque toujours d’un geste, appelé anjali mudra : on joint les paumes devant la poitrine, doigts vers le haut, on incline légèrement la tête et on dit namaste d’une voix chaleureuse.

  • Devant une personne âgée, un enseignant, un moine ou un notable, l’inclinaison est plus marquée.
  • Entre amis ou personnes du même âge, le geste est plus léger et plus détendu.
  • En ville et dans le monde professionnel, la poignée de main est courante, mais namaste reste la salutation la plus sûre et la mieux acceptée, notamment envers les femmes et les aînés.
  • En groupe, on salue d’abord les plus âgés.

Tapaai, timi, hajur : les niveaux de politesse

Le népali distingue plusieurs façons de dire « tu » ou « vous », et le verbe change avec elles. Pour un voyageur, la règle est simple : dites toujours tapaai à un adulte, qu’il soit chauffeur, porteur, aubergiste ou passant. C’est la forme respectueuse par défaut, la plus sûre pour un étranger, et celle qu’on emploie aussi pour parler de ses propres parents.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Vous (respectueux, à employer par défaut)tapaaiतपाईं
Tu (familier : amis proches, enfants, frères et sœurs)timiतिमी
Tu (très familier, à ne pas employer)taतँ
Votre Honneur ; oui ? pardon ? (très respectueux)hajurहजुर
Il, elle (respectueux)uhaaउहाँ

Timi s’emploie avec des amis proches, des enfants, des frères et sœurs. Ta, la forme la plus basse, s’adresse aux animaux et parfois aux enfants : mieux vaut savoir la reconnaître, mais ne l’utilisez jamais avec quelqu’un. Hajur est, selon le dictionnaire de Turner, un terme d’adresse très respectueux, l’équivalent de « Votre Honneur » ; dans la vie courante, c’est aussi la réponse polie quand on vous appelle (« oui ? ») et, prononcé sur un ton montant, un « pardon ? » quand vous n’avez pas entendu.

La politesse passe aussi par le verbe. Une demande polie se forme avec la terminaison -nuhos : basnuhos, « asseyez-vous », aaunuhos, « entrez, venez ». À l’oral, on entend très souvent la forme courte en -nus (basnus). Le mot kripayaa, « s’il vous plaît », existe, mais il est facultatif : la terminaison suffit à rendre la phrase polie, et kripayaa sonne plutôt formel, comme dans une annonce.

Merci, pardon, ce n’est rien

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Mercidhanyabaadधन्यवाद
Merci beaucoupdherai dhanyabaadधेरै धन्यवाद
Pardon, excusez-moimaaph garnuhosमाफ गर्नुहोस्
Ce n’est rien, pas de problèmekehi chhainaकेही छैन
D’accord, c’est bienthik chhaठीक छ
D’accord (j’accepte)hunchhaहुन्छ
Oui (c’est cela) / non (ce n’est pas cela)ho / hoinaहो / होइन
Asseyez-vous, je vous en priebasnuhosबस्नुहोस्
Entrez, je vous en priebhitra aaunuhosभित्र आउनुहोस्

Maaph garnuhos sert à la fois pour s’excuser et pour attirer l’attention de quelqu’un avant de poser une question. Ho et hoina ne sont pas exactement « oui » et « non » : ils confirment ou nient une identité (« c’est cela », « ce n’est pas cela »). Pour accepter une proposition, on dit plutôt hunchha. Vous trouverez d’autres formules pour la route, le lodge et les achats dans nos phrases utiles en népali.

Demander des nouvelles

Après namaste, on demande volontiers comment va l’autre. La réponse la plus courante est malaai sanchai chha, « je vais bien », et la petite particule ni permet de retourner la question sans la répéter.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Comment allez-vous ?tapaailaai kasto chha ?तपाईंलाई कस्तो छ ?
Je vais bienmalaai sanchai chhaमलाई सन्चै छ
Ça vamalaai thik chhaमलाई ठीक छ
Et vous ?tapaailaai ni ?तपाईंलाई नि ?
Moi aussi, je vais bienmalaai pani thik chhaमलाई पनि ठीक छ
Enchanté de vous rencontrertapaailaai bhetera khushi laagyoतपाईंलाई भेटेर खुशी लाग्यो
Moi aussi, enchantémalaai pani khushi laagyoमलाई पनि खुशी लाग्यो

La conversation enchaîne souvent sur votre nom, votre pays ou votre famille : les questions et les réponses sont détaillées sur notre page se présenter en népali.

Didi, daai, bahini, bhaai : appeler les gens par un terme de parenté

Au Népal, on s’adresse souvent aux gens, même inconnus, avec un terme de parenté plutôt qu’avec leur nom. C’est respectueux et chaleureux à la fois. Dans une échoppe de thé ou un stand de nourriture, il est courant d’appeler le patron daai ; une serveuse ou une aubergiste plus âgée que vous sera didi.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Grande sœur (femme un peu plus âgée que vous)didiदिदी
Grand frère (homme un peu plus âgé que vous)daaiदाइ
Petite sœur (jeune femme)bahiniबहिनी
Petit frère (jeune homme)bhaaiभाइ
Mère (femme âgée, avec respect)aamaaआमा
Grand-père (homme âgé)baajeबाजे
Grand-mère (femme âgée)bajaiबजै

Ces termes se combinent avec le prénom (Raju daai, Amrita didi) ou avec une formule : namaste, didi. Choisissez-les selon l’âge apparent de la personne par rapport au vôtre : mieux vaut, dans le doute, un didi ou un daai flatteur qu’un bahini condescendant. Le suffixe -ji, ajouté au prénom (Sita-ji), est une autre marque de respect très répandue.

Les gestes qui accompagnent la politesse

La politesse népalaise passe aussi par de petits gestes, que le manuel de l’UBC décrit comme des marques de respect quotidiennes :

  • La main droite : donnez et recevez l’argent, la nourriture, un cadeau ou un document de la main droite, ou des deux mains pour plus d’égards. La main gauche seule peut paraître impolie.
  • Les pieds : évitez de toucher quelqu’un du pied, de diriger la plante de vos pieds vers une personne, d’enjamber les jambes de quelqu’un assis par terre ou de pointer vos chaussures vers les gens.
  • En cas de maladresse : si votre pied touche quelqu’un, une brève excuse suffit ; certains effleurent l’endroit touché puis leur front, pour montrer qu’il n’y avait aucune intention de manquer de respect.

Retrouvez les autres règles de conduite, dans les temples comme chez l’habitant, sur notre page consacrée aux usages et à l’étiquette au Népal, et demandez toujours avant de photographier quelqu’un (voir notre page sur l’étiquette de la photo au Népal).

Les erreurs à éviter

  • Tutoyer un adulte : timi, et plus encore ta, peuvent sonner désinvoltes ou impolis. Restez à tapaai.
  • Multiplier les « shubha prabhaat » : ce n’est pas faux, mais c’est soutenu. Namaste convient du matin au soir.
  • Oublier le geste : un namaste dit sans joindre les mains passe, mais le geste est apprécié, surtout envers les aînés.
  • Donner de la main gauche un billet ou un objet.
  • Répondre « ho » pour accepter une invitation : dites plutôt hunchha, « d’accord ».

Aller plus loin

Ces quelques mots suffisent pour la plupart des échanges d’un voyage. Pour situer le népali parmi les autres langues du pays, lisez notre page sur la langue népalie. Si vous voulez aller plus loin avant le départ, la méthode « Introduction à la langue népalaise » de Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années, propose un cours en PDF accompagné d’enregistrements audio en MP3. Et pour préparer le reste du séjour, notre page pilier voyage au Népal rassemble l’essentiel.

Questions fréquentes

Comment dit-on bonjour en népali ?

On dit namaste (नमस्ते), à toute heure de la journée, en joignant les mains devant la poitrine. Namaskaar (नमस्कार) est une variante plus formelle.

Namaste sert-il aussi à dire au revoir ?

Oui. Namaste s’emploie aussi bien en arrivant qu’en partant ; on peut aussi dire pheri bhetaunla (फेरि भेटौँला), « au revoir, à la prochaine ».

Faut-il dire tapaai ou timi ?

Dites tapaai (तपाईं) à tout adulte : c’est la forme respectueuse et la plus sûre pour un étranger. Timi est réservé aux proches et aux enfants, et ta (तँ) est à éviter.

Comment dit-on merci en népali ?

Merci se dit dhanyabaad (धन्यवाद), et merci beaucoup dherai dhanyabaad. Pour s’excuser ou attirer l’attention, on dit maaph garnuhos (माफ गर्नुहोस्).

Pourquoi les Népalais appellent-ils les inconnus didi ou daai ?

Ces termes de parenté (grande sœur, grand frère) sont une façon respectueuse et chaleureuse de s’adresser aux gens, même sans lien familial. Un voyageur peut les employer, par exemple dans une échoppe de thé.

Que veut dire hajur ?

Hajur (हजुर) est un terme d’adresse très respectueux. Dans la vie courante, c’est aussi la réponse polie quand on vous appelle (« oui ? ») et, sur un ton montant, un « pardon ? ».

Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.

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Sources consultées