Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Amaltari est l’autre visage de Chitwan. À l’ouest du parc national, loin de l’animation de Sauraha, ce village tharu de la zone tampon accueille les voyageurs chez l’habitant, dans des maisons familiales, avec les repas, les danses et le rythme de la vie rurale du Teraï. On y vient pour le calme, pour une porte d’entrée du parc beaucoup moins fréquentée et pour la rivière Narayani, qui borde le village. Voici comment fonctionne le séjour, ce qu’on peut y faire, comment y aller et ce qu’il faut savoir avant de réserver. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.
Pour choisir entre Amaltari et les autres portes du parc, Sauraha, Kasara ou Meghauli, lisez d’abord notre comparatif des entrées du parc de Chitwan.
| Élément | Information | Source |
|---|---|---|
| Situation | Zone tampon du parc national de Chitwan, municipalité de Kawasoti, district de Nawalpur (Nawalparasi Est) | Rising Nepal, Mongabay |
| Distance | Environ 7 km au sud de Kawasoti, chef-lieu du district, sur la route Narayangadh–Butwal | Rising Nepal (2024) |
| Création du séjour chez l’habitant | 2013, avec l’appui du gouvernement et du WWF | Mongabay (2019), Rising Nepal (2024) |
| Taille | De 18 à 33 maisons en 2024 ; 48 chambres en 2019 | Rising Nepal, Mongabay |
| Habitants | Surtout tharu, avec quelques familles bote | Mongabay |
| Distinction | Meilleur programme de séjour chez l’habitant du ministère du Tourisme en 2017 | Mongabay |
| Jeeps de safari en service | 8 au départ d’Amaltari à la réouverture du 9 octobre 2026 | The Annapurna Express |
Le programme est géré par les habitants eux-mêmes. Selon l’enquête de Mongabay publiée en 2019, chaque maison porte le nom de son propriétaire, les hôtes sont répartis à tour de rôle entre les familles, et les recettes sont partagées chaque mois entre les membres. Rising Nepal rapportait fin 2024 que le programme, passé de 18 à 33 maisons, avait déjà reçu plus de 100 000 visiteurs, et que jusqu’à quatre groupes, soit une centaine de personnes, pouvaient arriver le même jour ; les étrangers venaient notamment des États-Unis, d’Australie, du Royaume-Uni et du Canada.
Concrètement, vous dormez dans une chambre simple chez une famille, vous partagez les repas tharu préparés à la maison et vous participez, le soir, aux danses que les anciens ont réapprises aux jeunes. Le confort est celui d’une maison rurale : demandez à l’avance s’il y a l’eau chaude, une moustiquaire et des toilettes à l’occidentale. Les tarifs ne sont pas publiés par une source officielle : demandez un prix écrit qui précise ce qui est compris (nuit, repas, activités, droits du parc, guide).
Ce modèle a ses limites, que Mongabay soulignait en 2019 : les familles bote et musahar, plus pauvres, en profitent peu ; la clientèle est surtout népalaise et le marketing auprès des étrangers reste faible. En choisissant ce type de séjour, vous faites vivre directement le village. Pour comprendre la culture que vous allez partager, voyez notre page sur la culture tharu de Chitwan, et pour le principe des séjours communautaires, notre page séjour chez l’habitant au Népal.
Depuis février 2023, les safaris en jeep peuvent entrer dans le parc par le poste d’Amaltari, selon Nepal Traveller ; auparavant, seuls quelques opérateurs y avaient accès. Les circuits mènent notamment au lac Devi (Devi Tal), à la piste dite de Tiger Tops et au centre d’élevage des crocodiles. À la réouverture du 9 octobre 2026, après la pause de la mousson commencée le 1er juillet et des réparations dues à une crue fin septembre, 8 jeeps circulaient au départ d’Amaltari, contre 32 à Sauraha (The Annapurna Express, 12 octobre 2026). Le nombre de places est donc limité : réservez votre safari dès votre arrivée. Les différents types de safari sont comparés sur notre page safari à Chitwan.
Rising Nepal cite le bateau sur la Narayani, l’observation des oiseaux et les sorties dans la forêt parmi les activités les plus demandées. Sur la rivière, ouvrez l’œil pour le gavial, ce crocodilien menacé au museau effilé : notre page sur le gavial et les crocodiles du Népal explique où le voir. Les forêts communautaires de la zone tampon restent ouvertes aux safaris toute l’année, même quand les pistes du parc ferment, selon The Annapurna Express.
Non loin, à Pithauli, dans le même district, se trouve un « restaurant à vautours », une aire de nourrissage créée en 2006 pour ces rapaces menacés, de plus en plus visitée par les voyageurs et les chercheurs (Ratopati, 2021). Notre page sur les vautours du Népal explique le principe et la meilleure manière d’observer ces oiseaux.
Selon Nepal Traveller, les balades à dos d’éléphant ne sont permises que dans les zones intermédiaires et les forêts communautaires. Avant d’en réserver une, lisez notre page sur les éléphants au Népal et l’éthique : de nombreux voyageurs préfèrent aujourd’hui la jeep, la marche ou le bateau.
Les droits du parc sont les mêmes à toutes les entrées. Selon la charte de service du parc national de Chitwan, au 4 novembre 2026 :
| Droit | Étranger | ASACR | Népalais |
|---|---|---|---|
| Entrée, par personne et par jour | 2 000 NPR | 1 000 NPR | 150 NPR |
| Jeep dans le parc | 5 000 NPR | 5 000 NPR | 5 000 NPR |
| Bateau ou rafting sur les rivières du parc | 4 000 NPR | 3 000 NPR | 300 NPR |
Au taux de la Nepal Rastra Bank du 4 novembre 2026 (1 USD ≈ 151 NPR, 1 € ≈ 169 NPR, 1 $ CA ≈ 108 NPR), le droit d’entrée de 2 000 NPR représente environ 13 USD, 12 € ou 18,50 $ CA par jour. La charte ne précise pas si le droit de bateau est dû par personne ou par embarcation : faites-le préciser avant de payer. Chaque passager d’une jeep paie en plus son propre droit d’entrée.
Guide : selon Rising Nepal (décembre 2024), la présence d’un guide naturaliste est obligatoire pour visiter le parc. La charte de service du parc ne reprend pas cette règle en toutes lettres, mais elle précise que les guides naturalistes reçoivent du parc une carte d’identité renouvelée chaque année (2 000 NPR par guide et par an) : votre famille d’accueil ou le comité du séjour peut vous en trouver un, et demandez-lui de vous montrer cette carte. Ne vous aventurez jamais seul dans le parc. Les règles d’encadrement des guides au Népal sont expliquées sur notre page guide francophone au Népal.
| Trajet | Repère | Source |
|---|---|---|
| Katmandou → Bharatpur en avion | 6 vols par jour chez Buddha Air, de 20 à 25 minutes | Buddha Air |
| Aéroport de Bharatpur → Kawasoti | Environ 32 km, 45 minutes en bus ou en taxi | Nepal Traveller |
| Katmandou → Kawasoti en bus | Environ 180 km, 5 heures | Nepal Traveller |
| Kawasoti → Amaltari | Environ 7 km vers le sud | Rising Nepal |
Par la route depuis Katmandou, on suit la route Prithvi jusqu’à Mugling, on descend vers Narayangadh, puis on prend vers l’ouest la route Est-Ouest (Mahendra) jusqu’à Kawasoti. Le détail des options est sur notre page de Katmandou à Chitwan.
Alerte route : le 10 octobre 2026, la partie centrale du pont de Lokaha, un vieux pont métallique sur le tronçon Narayangadh–Kawasoti, s’est affaissée ; la police a interdit le pont aux véhicules et mis en place une déviation, selon le Kathmandu Post. Ce pont d’environ 50 ans fait partie de plusieurs vieux ponts métalliques en mauvais état sur ce tronçon. Nous n’avons trouvé aucune annonce de réparation ni de réouverture au 4 novembre 2026 : prévoyez du temps en plus et demandez l’état de la route à votre hôte. Sur le tronçon Mugling–Narayangadh, sensible aux glissements de terrain (voir notre page Devghat pour le dernier incident signalé), renseignez-vous aussi avant de partir.
Amaltari se combine bien avec le confluent sacré de Devghat, sur la route de Narayangadh, ou avec la suite du voyage vers Lumbini, plus à l’ouest.
La meilleure saison va d’octobre à mars : il fait doux, la végétation est moins haute et les safaris dans le parc fonctionnent. En 2026, ils ont été interrompus du 1er juillet au 9 octobre. D’avril à juin, la chaleur est forte ; pendant la mousson, les pistes du parc ferment, mais les sorties dans les forêts communautaires restent possibles. Comptez deux nuits au minimum : une journée pour le safari, une autre pour la rivière, le village et les oiseaux. Pour une présentation complète du parc et de ses saisons, voyez notre page sur le parc national de Chitwan.
Pour placer Amaltari dans un voyage plus large, partez de notre page pilier voyage au Népal.
Dans la zone tampon du parc national de Chitwan, côté ouest, dans la municipalité de Kawasoti (district de Nawalpur), à environ 7 km au sud de Kawasoti selon Rising Nepal.
C’est un programme communautaire lancé en 2013 avec l’appui du gouvernement et du WWF : les hôtes sont répartis entre les maisons, surtout tharu, et les recettes partagées. Il comptait 33 maisons fin 2024.
Oui : depuis 2023, les jeeps entrent dans le parc par le poste d’Amaltari, vers le lac Devi et le centre d’élevage des crocodiles. Huit jeeps y circulaient à la réouverture du 9 octobre 2026.
Au 4 novembre 2026, 2 000 NPR par jour pour un étranger, 1 000 NPR pour un ressortissant de l’ASACR, plus 5 000 NPR par jeep, selon la charte du parc. Les tarifs sont les mêmes à toutes les entrées.
En avion jusqu’à Bharatpur (20 à 25 minutes), puis environ 32 km jusqu’à Kawasoti et 7 km jusqu’au village ; ou en bus jusqu’à Kawasoti, environ 5 heures. Une déviation est en place au pont de Lokaha depuis le 10 octobre 2026.
D’octobre à mars. En 2026, les safaris dans le parc ont été suspendus du 1er juillet au 9 octobre ; les forêts communautaires restent ouvertes toute l’année.
Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.
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