Trek de Poon Hill : la boucle de Ghorepani, Tadapani et Ghandruk, jour par jour

Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le

En bref

  • Poon Hill (3 210 m) est le belvédère qui domine Ghorepani (2 860 m) : le trek dure 3 à 5 jours depuis Pokhara selon le Kathmandu Post, sans difficulté technique, mais avec des milliers de marches.
  • Départs : Nayapul à pied, ou jeep jusqu’à Hile ou Ulleri ; retour classique par Tadapani et Ghandruk, d’où une jeep rejoint Pokhara en 2 à 3 heures.
  • Au lever du soleil : le Dhaulagiri I (8 167 m), l’Annapurna Sud (7 219 m), le Machhapuchhare (6 993 m) et plus de vingt sommets enneigés.
  • Au 4 novembre 2026 : permis ACAP 3 000 NPR, carte TIMS 2 000 NPR et guide licencié obligatoire ; un droit d’accès de 150 NPR à Poon Hill était signalé en 2024.
  • Variantes plus calmes : Mohare Danda (3 300 à 3 320 m) et Khopra Danda (3 600 à 3 660 m) ; extension possible vers le camp de base de l’Annapurna.
Les randonneurs à Poon Hill, face au Dhaulagiri, au lever du jour
Les randonneurs à Poon Hill, face au Dhaulagiri, au lever du jour. Photo : Gerd Eichmann, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le trek de Poon Hill, qu’on appelle aussi trek de Ghorepani, est la porte d’entrée idéale de l’Himalaya : en trois à cinq jours depuis Pokhara selon le Kathmandu Post, on traverse des villages et des forêts de rhododendrons jusqu’à Ghorepani (2 860 m), puis l’on monte avant l’aube sur la colline de Poon Hill, à 3 210 m, pour voir le soleil se lever sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Le niveau est facile à modéré selon Horizon Guides : aucune difficulté technique, mais de longues montées en escaliers. Il faut le permis ACAP, la carte TIMS et un guide licencié. Ce trek convient à un premier trek, aux familles et aux voyageurs pressés ; si vous fuyez la foule, regardez aussi ses variantes plus calmes. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.

Fiche technique du trek de Poon Hill

ÉlémentInformation au 4 novembre 2026
Durée totale3 à 5 jours depuis Pokhara selon le Kathmandu Post, 5 à 6 jours selon Horizon Guides ; faisable en 2 jours selon le Kathmandu Post, au prix d’une montée rapide
Distance totale de marcheEnviron 50 km pour la boucle entièrement à pied, de Nayapul à Nayapul (49 à 51 km selon deux agences) ; nettement moins avec les jeeps : Nepal Hiking Team compte 29 km de Birethanti à Ghandruk par Tadapani
Altitude maximalePoon Hill, 3 210 m ; nuit la plus haute à Ghorepani (2 860 m selon le Kathmandu Post)
ColAucun grand col ; petit col de Deurali entre Ghorepani et Tadapani
Dénivelé— (total non publié de façon fiable) ; environ 400 à 550 m pour le seul escalier de Tikhedhunga à Ulleri, selon les altitudes retenues
HébergementLodges à chaque étape ; lodges et homestays à Ghandruk
PermisPermis ACAP (3 000 NPR) et carte TIMS (2 000 NPR)
Guide obligatoireOui : guide licencié, par une agence enregistrée, depuis le 1er avril 2023
Nombre minimum de trekkeursAucun (zone non réglementée)
En autonomieOui, avec un guide licencié recruté vous-même
Meilleure saisonOctobre-novembre ; mars-avril pour les rhododendrons ; l’hiver reste possible
AccèsRoute de Pokhara à Nayapul (environ 42 km), puis route ou pistes vers Hile, Ulleri, Banthanti et Ghandruk
NiveauFacile à modéré selon Horizon Guides, qui prévient : beaucoup de montées et de descentes raides

Itinéraire jour par jour : la boucle classique

Le programme le plus courant monte par Ulleri et Ghorepani, puis redescend par Tadapani et Ghandruk. Distances et durées : fourchettes de Nepal Hiking Team, d’Ian Taylor Trekking (mise à jour du 6 octobre 2026), de Magical Nepal et de Nepal Trek Hub. Sur ce terrain, les distances annoncées varient tellement qu’il vaut mieux raisonner en heures.

JourÉtapeDistance (km)Durée de marcheAltitude d’arrivéeHébergement
1Pokhara – Nayapul en véhicule (1 h 30 à 2 h 30), puis Birethanti, Hile, Tikhedhunga et Ulleri à pied9 à 10 depuis Birethanti5 à 6 hUlleri (1 960 à 2 080 m selon les sources)Lodge
2Ulleri – Banthanti – Nangethanti – Ghorepani9 à 10,35 à 7 hGhorepani (2 820 à 2 880 m selon les sources)Lodge
3Poon Hill (3 210 m) à l’aube, retour au village, col de Deurali, puis Tadapani9 à 22 selon les agences6 à 7 hTadapani (2 610 à 2 675 m selon les sources)Lodge
4Tadapani – Ghandruk, puis jeep vers Pokhara (2 à 3 h de route)—3 à 4 hGhandruk (1 940 à 2 012 m selon les sources)Retour à Pokhara, ou nuit à Ghandruk

Jour 1 : l’escalier de Tikhedhunga à Ulleri

De Birethanti, où les permis sont contrôlés, le sentier suit la vallée sans difficulté jusqu’à Hile et Tikhedhunga (1 540 à 1 577 m). Ensuite commence le passage le plus célèbre du trek : un escalier de pierre d’environ 3 300 marches selon Nepal Hiking Team, qui gagne environ 400 à 550 m jusqu’à Ulleri selon les altitudes retenues. Ian Taylor Trekking compte 1,8 km et deux à trois heures pour ce seul tronçon. Prenez votre rythme, buvez souvent et partez tôt.

Jour 2 : la forêt jusqu’à Ghorepani

D’Ulleri, le sentier monte régulièrement par Banthanti et Nangethanti, halte habituelle du déjeuner, dans une forêt de rhododendrons et de chênes, jusqu’à Ghorepani. Le village, dont le nom évoque l’eau (pani) où les marchands d’autrefois abreuvaient leurs chevaux (ghora), selon Wikipédia, vit aujourd’hui des trekkeurs. L’air se raréfie à l’approche de 3 000 m : ralentissez.

Jour 3 : Poon Hill avant l’aube

Réveil vers 4 h 30 ou 5 h : la montée à Poon Hill prend 45 minutes selon le Kathmandu Post, une heure à une heure et quart selon Ian Taylor Trekking, pour environ 1,5 km à l’aller, sur un sentier raide que l’on gravit à la lampe frontale. Selon le même journal, la colline s’appelait Lumthung ko Danda avant d’être rebaptisée par Tek Bahadur Poon, ancien major de l’armée indienne, en référence aux Pun du secteur ; une tour d’observation lui rend hommage. Par temps clair, le Kathmandu Post compte plus de vingt sommets enneigés, dont trois de plus de 8 000 m. Parmi les plus reconnaissables :

  • le Dhaulagiri I (8 167 m), à l’ouest, et le Nilgiri (7 061 m selon Wikipédia) ;
  • l’Annapurna I (8 091 m), le Baraha Shikhar, ou Annapurna Fang (7 647 m), et l’Annapurna Sud (7 219 m), que le soleil touche en premier selon le Kathmandu Post ;
  • le Hiunchuli (6 441 m) et le Machhapuchhare (6 993 m), la « queue de poisson ».

Après le petit-déjeuner au village, on remonte au col de Deurali, puis le sentier descend dans un vallon boisé avant de remonter à Tadapani. C’est la plus longue journée du trek.

Jour 4 : la descente vers Ghandruk

Trois à quatre heures de descente en forêt mènent à Ghandruk, grand village gurung où l’on peut visiter des musées consacrés à la culture gurung avant de reprendre la jeep. Les marches humides sont glissantes : des bâtons de marche soulagent les genoux.

Faire ce trek en autonomie

Peut-on y aller sans guide ? Non : un guide licencié est obligatoire. Tout le trek se trouve dans l’aire de conservation de l’Annapurna, et le Nepal Tourism Board cite « Poon Hill-ABC » parmi les itinéraires où guide licencié et carte TIMS obtenue par une agence sont exigés depuis le 1er avril 2023. Le reste, vous pouvez l’organiser vous-même.

  • Recruter son guide : passez par une agence locale enregistrée, à Pokhara ou à Katmandou, qui déclarera votre trek. Demandez à voir la carte de licence du guide (nom, photo, numéro, date de validité) et la preuve que le personnel est assuré. Le salaire minimum TAAN est de 3 100 NPR par jour pour un guide, 2 400 NPR pour un porteur. Voir notre page guide de trek au Népal.
  • Aller au départ : voir la section suivante.
  • Acheter ses permis : le permis ACAP s’achète en ligne sur epermit.ntnc.org.np, par carte Visa ou MasterCard (2,9 % de frais, permis envoyé par courriel), ou au comptoir du NTNC avec son passeport, en espèces ; au poste de contrôle, il coûte le double. La carte TIMS (2 000 NPR) ne se demande que par l’agence : elle l’enregistre sur le portail TIMS, la paie en ligne et reçoit pour chaque trekkeur une carte électronique à code QR, selon le Nepal Tourism Board.
  • Argent : aucune source ne signale de distributeur fiable sur le sentier ; retirez à Pokhara et emportez assez de roupies népalaises en espèces.
  • Dormir sans réserver : on choisit son lodge en arrivant, sauf en octobre et en avril à Ghorepani et à Tadapani : réservez la veille ou arrivez tôt.
  • S’orienter : le sentier principal est très fréquenté et facile à suivre ; les embranchements en forêt entre Deurali et Tadapani et les raccourcis de piste prêtent à confusion : emportez une carte hors ligne fondée sur OpenStreetMap.
  • Réseau, secours, assurance : nous n’avons trouvé aucune source fiable sur la couverture de Ncell et de Nepal Telecom ; ne comptez pas sur le réseau. Ghorepani a un poste de la police touristique. Prenez une assurance qui couvre la randonnée en altitude et l’évacuation par hélicoptère, et notez les numéros d’urgence au Népal.

Quand ne pas partir sans marge : pendant la mousson, quand routes et sentiers sont coupés par les crues ; en hiver, quand neige et verglas couvrent les marches au-dessus de Ghorepani ; et si vous avez de mauvais genoux, car les milliers de marches de la descente pèsent plus que l’altitude. Apprendre quelques mots de népali facilite les échanges dans les lodges.

Départs : Nayapul, Hile, Ulleri et la nouvelle piste

  • Nayapul, à pied : à environ 42 km de Pokhara, soit 1 h 30 à 2 h 30 de route selon Nepal Hiking Team. Des bus locaux partent de la gare routière de Baglung, à Pokhara ; une jeep ou un taxi est plus rapide.
  • Hile, en jeep : comptez 2 h 30 à 3 heures de route depuis Pokhara selon les agences, sur une piste en grande partie non revêtue au-delà de Birethanti. Hile se situe entre 1 430 et 1 500 m selon les sources, juste avant Tikhedhunga et son escalier.
  • Ulleri, en jeep : la piste permet d’éviter l’escalier ; les agences comptent 3 à 5 heures de route depuis Pokhara.
  • Jusqu’à Ghorepani : selon Kantipur (9 octobre 2025), une route desservait déjà Banthanti depuis Nayapul par Ulleri, et une autre le bas de Ghorepani côté Myagdi ; une piste de deux kilomètres entre Banthanti, Nangethanti et Ghorepani, financée par les dons des habitants, a relié les deux réseaux, liaison confirmée par Ratopati en juin 2026 ; aucun des deux ne dit si des véhicules y circulent régulièrement. Une agence signale que ces pistes amènent véhicules, poussière et foule sur des sections du sentier historique.

Attention aux raccourcis : le CDC américain conseille d’éviter de passer en une journée d’une basse altitude à une nuit à 2 750 m ou plus. Monter de Pokhara (822 m) à Ghorepani dans la journée, en jeep, est donc déconseillé : dormez à Ulleri ou à Tikhedhunga.

Itinéraires alternatifs

  • La boucle dans l’autre sens : le Kathmandu Post décrit un départ en jeep de Pokhara à Ghandruk (trois heures), puis quatre heures de marche jusqu’à Tadapani, et Ghorepani le lendemain. La montée est plus progressive et Poon Hill devient le bouquet final ; on redescend ensuite par Ulleri et Nayapul.
  • Mohare Danda : une crête de 3 300 à 3 320 m selon les sources, en pays magar ; selon The Rising Nepal (mai 2025), de nombreux visiteurs de Ghorepani prolongent leur trek jusque-là, et Horizon Guides la conseille pour des vues plus tranquilles. Voir notre page trek de Mohare Danda.
  • Khopra Danda et le point de vue de Mulde : depuis Tadapani ou Ghorepani, des sentiers communautaires montent au point de vue de Mulde (3 637 m) et à la crête de Khopra (3 600 à 3 660 m), en 7 à 8 jours depuis Pokhara pour la boucle complète. Voir notre page Khopra Danda.
  • Vers Tatopani : au nord-ouest, un sentier relie Ghorepani aux sources chaudes de Tatopani par Chitre et Shikha, dans la vallée de la Kali Gandaki. La route Beni–Jomsom, coupée fin septembre 2026 et rouverte le 9 octobre au soir (The Annapurna Express), n’était que partiellement praticable le 13 octobre (The Rising Nepal) ; le 23 octobre 2026, Ratopati la disait rouverte, avec des travaux de remise en état encore en cours : faites vérifier son état avant d’y finir le trek.
  • Vers le camp de base de l’Annapurna : de Tadapani, on rejoint Chhomrong en 5 à 6 heures, puis le sanctuaire : 10 à 11 jours au total depuis Pokhara selon Nepal Hiking Team. Voir notre dossier du trek du camp de base de l’Annapurna.

Vous hésitez avec une crête plus haute et plus sauvage ? Notre comparatif Poon Hill ou Mardi Himal vous aide à choisir.

La rue de Ghorepani, étape avant la montée à Poon Hill
La rue de Ghorepani, étape avant la montée à Poon Hill. Photo : Gerd Eichmann, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Permis et formalités au 4 novembre 2026

PermisCoûtDurée ou périodeOù l’obtenir
Permis ACAP3 000 NPR (1 000 NPR pour l’Asie du Sud), le double au poste de contrôleUne seule entréeEn ligne sur epermit.ntnc.org.np, aux comptoirs du NTNC à Katmandou et Pokhara, ou par l’agence
Carte TIMS2 000 NPRPour le trek ; carte électronique à code QRPar une agence enregistrée, paiement en ligne
Guide licenciéObligatoire depuis le 1er avril 2023Toute la durée du trekAgence enregistrée
Droit d’accès à Poon Hill150 NPR pour un étranger, 50 NPR pour un Népalais (2024)Sur placeÀ l’entrée du belvédère

Tout le trek se déroule dans l’aire de conservation de l’Annapurna. Depuis le 1er avril 2023, les trekkeurs étrangers doivent y être accompagnés d’un guide licencié et munis d’une carte TIMS obtenue par une agence enregistrée ; l’application reste inégale, mais c’est la règle. Le permis ACAP s’achète avant de partir : délivré à un poste de contrôle, il coûte le double, et il est vérifié à Birethanti. Les enfants de moins de 10 ans n’en ont pas besoin. Le droit d’accès à Poon Hill, perçu dans le cadre d’un contrat annuel de la municipalité rurale d’Annapurna (Myagdi), était de 150 NPR selon The Rising Nepal (décembre 2023) et The Himalayan Times (avril 2024) ; son montant a pu changer. The Rising Nepal signalait aussi un avis interdisant alors d’y monter avec sa propre eau ou une bouteille de gaz (amende jusqu’à 3 000 NPR) : renseignez-vous au village. Ghorepani dispose aussi d’un poste de la police touristique. Le détail des règles figure sur nos pages permis ACAP, et la section sur l’autonomie, plus haut, explique comment recruter son guide.

Lodges, nourriture et services

Poon Hill est un trek de lodges très bien équipé. The Himalayan Times comptait 27 hôtels, petits et grands, à Ghorepani en 2024 ; le Kathmandu Post recensait en 2019 huit hôtels à Tadapani, pour environ 200 personnes ; et le comité de gestion touristique de Ghandruk annonçait en octobre 2026 95 hôtels et 45 homestays, capables d’accueillir quelque 2 500 personnes par jour, contre 80 hôtels et 35 homestays au printemps (Ratopati). Comme ailleurs dans les Annapurnas, la douche chaude, la recharge des appareils, l’eau bouillie et le wifi, sans garantie de débit, sont en général facturés en supplément, sans tarif officiel : demandez les prix en arrivant.

Retirez à Pokhara les roupies nécessaires, emportez une gourde et un moyen de traiter l’eau plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique, et demandez à votre guide de réserver les nuits de Ghorepani et de Tadapani en octobre et en avril.

Budget du trek de Poon Hill

PosteMontant au 4 novembre 2026Origine du chiffre
Permis ACAP3 000 NPR, soit environ 19,60 USD, 17,50 € ou 28 $ CATarif officiel
Carte TIMS2 000 NPR, soit environ 13 USDTarif officiel, par l’agence
Droit d’accès à Poon Hill150 NPRThe Himalayan Times, avril 2024
Guide licencié (obligatoire)3 100 NPR par jour au minimum ; 25 à 30 USD sur le marché, soit 100 à 120 USD pour 4 joursSalaire minimum de la TAAN ; à partager entre les membres du groupe
Porteur (facultatif)2 400 NPR par jour au minimum ; 20 à 25 USD sur le marchéSalaire minimum de la TAAN
Chambre, repas, boissons, douche et recharge—Aucun tarif officiel : prix fixés par chaque lodge
Transport Pokhara – Nayapul, et jeep Ghandruk – Pokhara—Aucun tarif récent confirmé

Conversions au taux de la Nepal Rastra Bank du 13 octobre 2026 (1 USD ≈ 153 NPR ; 1 € ≈ 171 NPR ; 1 $ CA ≈ 107 NPR).

Meilleure saison et météo

Comme dans tous les Annapurnas, les deux saisons de trek sont l’automne (octobre-novembre) et le printemps. Le printemps est même la période la plus chargée à Ghorepani : en 2080 du calendrier népalais (2023-2024), le mois de Chaitra, de la mi-mars à la mi-avril, a été le plus fréquenté, avec 5 849 étrangers, selon The Himalayan Times. C’est la saison des rhododendrons : selon Nepal Traveller, la floraison culmine en général entre la fin mars et la mi-avril, et les collines de Ghorepani rougissent dès le début d’avril ; un parc des rhododendrons (Laligurans) a d’ailleurs été aménagé près du village (Ratopati, juin 2026).

La mousson arrive normalement vers le 13 juin et se retire vers le 2 octobre ; en 2026, elle s’est entièrement retirée le 14 octobre, selon le service météorologique népalais cité par Onlinekhabar. En hiver, Poon Hill reste l’un des meilleurs choix : en 2019, un professionnel du trek de Pokhara cité par le Nepali Times le recommandait pour cette saison, avec Jomsom. Il fait alors très froid au lever du soleil, et nuages ou neige peuvent boucher la vue : gardez un jour de marge.

Altitude, difficulté et sécurité

On ne dort jamais au-dessus de 3 000 m, mais l’altitude n’est pas anodine : le CDC rappelle que le mal aigu des montagnes touche par exemple 25 % des visiteurs qui dorment au-dessus de 2 450 m dans le Colorado, et qu’une descente de 300 m ou plus suffit en général à le soulager. Au moindre mal de tête persistant, ne montez pas dormir plus haut. Les signes d’alerte sont expliqués sur notre page mal des montagnes ; les traitements préventifs se discutent avec un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage.

  • La foule : un hôtelier cité par le Kathmandu Post estimait en 2019 la fréquentation de Poon Hill à 2 500 visiteurs par jour en haute saison, dont 500 étrangers ; la police touristique de Ghorepani a compté 31 439 touristes étrangers en 2080 (2023-2024), contre 60 000 à 70 000 visiteurs par an avant la pandémie. Partez tôt pour une place au sommet.
  • Le froid : l’attente du soleil se fait dans le froid ; doudoune, bonnet et gants sont indispensables, même en octobre.
  • Les crues : le 12 juillet 2026, la Modi Khola a emporté une partie de la route Birethanti–Ghandruk près de Syauli Bazaar ; coupée de nouveau du 13 août au 22 septembre, elle a alors entièrement rouvert (Ratopati, 22 septembre ; The Himalayan Times, 5 octobre 2026). Après les pluies des 24 au 27 septembre 2026, un hôtelier de Ghorepani cité par Ratopati le 23 octobre 2026 jugeait le sentier Ghorepani–Poon Hill–Ghandruk sûr, les routes et sentiers endommagés ayant été réparés, et les visiteurs revenaient à Ghorepani, Poon Hill et Khopra ; témoignage local, à faire confirmer par votre agence.
  • La solitude et l’assurance : le gouvernement du Canada, dans ses conseils mis à jour le 15 octobre 2026, recommande de ne jamais randonner seul, d’engager un guide expérimenté d’une entreprise réputée et de souscrire une assurance couvrant le trekking en haute altitude et l’évacuation médicale.

Accès et retour depuis Katmandou et Pokhara

Tout part de Pokhara, à 200 km de Katmandou par la route Prithvi (7 à 10 heures en pratique) ou à 20 à 30 minutes d’avion. Après l’affaissement de la route à Galaundi, près de Gajuri, le 9 octobre 2026, la circulation a été rétablie dans les deux sens le 11 octobre au soir (Onlinekhabar) : vérifiez son état la veille du départ. Au retour, la jeep de Ghandruk rejoint Pokhara en 2 à 3 heures ; en période de fêtes, comme Dashain (tika le 21 octobre 2026) et Tihar, faites-la réserver la veille par votre guide ou votre lodge.

Poon Hill n’est pas un trek d’exploit, mais une très belle première rencontre avec l’Himalaya, à condition de dormir à la bonne altitude, de partir tôt et de choisir sa saison. Karma Trek, agence partenaire de himalaya-nepal.com, peut organiser ce trek. Pour préparer le reste du séjour, partez de notre page pilier voyage au Népal.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour le trek de Poon Hill ?

Comptez 3 à 5 jours depuis Pokhara selon le Kathmandu Post, 5 à 6 selon Horizon Guides. La boucle classique se fait en 4 jours : Ulleri, Ghorepani, Poon Hill et Tadapani, puis Ghandruk et la jeep du retour.

Quelle est l’altitude de Poon Hill ?

Poon Hill culmine à 3 210 m. On dort au village de Ghorepani, à 2 860 m selon le Kathmandu Post, et l’on monte au belvédère en 45 minutes environ avant le lever du soleil.

Faut-il un guide pour le trek de Poon Hill ?

Oui. Depuis le 1er avril 2023, un guide licencié et une carte TIMS (2 000 NPR) obtenue par une agence enregistrée sont obligatoires dans l’aire de conservation de l’Annapurna, en plus du permis ACAP (3 000 NPR au 4 novembre 2026). Vous pouvez recruter ce guide vous-même par une agence locale et organiser seul le transport, le permis ACAP et les lodges.

Combien coûte le trek de Poon Hill ?

Comptez 5 000 NPR de permis (environ 33 USD), 25 à 30 USD par jour de guide à partager, 150 NPR de droit d’accès à Poon Hill (montant de 2024) et le transport, puis les nuits, les repas et les extras, au tarif affiché par chaque lodge.

Peut-on monter à Ghorepani en jeep ?

Les jeeps montent à Hile, à Ulleri et jusqu’à Banthanti, et une piste de deux kilomètres relie Banthanti à Ghorepani depuis l’automne 2025 selon Kantipur. Le CDC déconseille toutefois de passer d’une basse altitude à une nuit à 2 750 m ou plus le même jour : dormez à Ulleri.

Quand voir les rhododendrons à Poon Hill ?

La floraison culmine en général entre la fin mars et la mi-avril selon Nepal Traveller, et les collines de Ghorepani rougissent dès le début d’avril. C’est aussi la période la plus fréquentée du trek.

Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.

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Sources consultées