Marchander en népali : les phrases polies du marché et des boutiques

Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le

En bref

  • La question de base : « yo kati ho ? » (c’est combien ?) ; variante entendue : « yasko kati parchha ? ».
  • Pour négocier : « yo dherai mahango bhayo » (c’est trop cher), « ali ghataaunuhos » (baissez un peu), « … maa dinuhunchha ? » (vous me le laissez à… ?).
  • Pour conclure ou partir : « thik chha, ma linchhu » (d’accord, je le prends), « ma herdai chhu » (je regarde seulement), « ma pachhi aaunchhu » (je reviendrai).
  • On marchande dans les boutiques d’artisanat et de souvenirs, pas sur les produits emballés, vendus au prix maximal imprimé (MRP) : le Département du commerce sanctionne la vente au-dessus de ce prix.
  • Repères de change au 4 novembre 2026 (Nepal Rastra Bank) : 1 € ≈ 169 NPR, 1 $ CA ≈ 108 NPR.
Étals de souvenirs sur Durbar Square, à Katmandou : on y marchande avant d’acheter
Étals de souvenirs sur Durbar Square, à Katmandou : on y marchande avant d’acheter. Photo : Dudva, Wikimedia Commons, CC0.

Marchander en népali n’a rien d’un combat : c’est une conversation, et elle se passe beaucoup mieux quand vous en connaissez les mots. Dans les boutiques d’artisanat de Thamel, d’Asan ou de Boudhanath, quelques phrases polies suffisent à obtenir un prix juste, à faire sourire le vendeur et à repartir sans malaise, que vous achetiez ou non. Cette page rassemble les phrases pour demander un prix, négocier, conclure et refuser, avec leur prononciation et leur écriture en devanagari, et rappelle où l’on marchande au Népal et où l’on ne marchande pas. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.

Où l’on marchande, et où l’on ne marchande pas

Notre page marchander au Népal traite le sujet en détail ; en résumé, on négocie dans les boutiques d’artisanat et de souvenirs, avec les taxis qui refusent le compteur et pour une voiture avec chauffeur. On ne négocie pas dans les supermarchés ni sur les produits emballés, dont le prix maximal de vente est imprimé sur l’emballage (le MRP, pour « maximum retail price »). En avril 2020, le Département du commerce, de l’approvisionnement et de la protection des consommateurs a infligé 300 000 roupies d’amende à une grande enseigne de Katmandou pour avoir vendu des produits au-dessus de ce prix, et 100 000 roupies à une épicerie qui n’affichait pas de liste de prix, rapportait Nepal Traveller. Les restaurants à menu et les billets d’entrée ne se marchandent pas non plus.

Pour les objets eux-mêmes, de la pashmina aux bols chantants, et pour les règles de douane à la sortie, voyez notre page des souvenirs à rapporter du Népal.

Le bon registre : tapaai, didi, daai

Comme partout au Népal, parlez au vendeur avec tapaai (तपाईं), le « vous » de respect, et l’impératif poli en -nuhos. Timi (तिमी), plus familier et moins formel que tapaai selon le dictionnaire de Turner, est réservé aux proches et aux enfants ; hajur (हजुर), que Turner traduit par « Votre Honneur », marque une déférence plus grande encore. Pour interpeller le vendeur ou la vendeuse, les termes de parenté sont parfaits : daai (दाइ, grand frère) ou bhaai (भाइ, petit frère), didi (दिदी, grande sœur) ou bahini (बहिनी, petite sœur), selon l’âge. Une négociation qui commence par « namaste, didi » commence bien. Plus de détails dans notre page sur les salutations et la politesse en népali.

La transcription utilisée ici est simple et sans accent : « aa » comme dans « papa », « a » seul plus sourd, proche du « o » de « pomme », « u » prononcé « ou », « e » prononcé « é », « ch » prononcé « tch ». Notre page sur la prononciation du népali explique les autres sons.

Demander un prix

Deux mots de vocabulaire suffisent pour parler de prix : kati (कति), « combien », et mol (मोल), « prix ». Turner donne d’ailleurs l’expression « mol garnu », littéralement « faire le prix », pour « marchander ». Le mot daam (दाम) signifie aussi « prix, valeur ».

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Bonjournamasteनमस्ते
C’est combien ?yo kati ho ?यो कति हो ?
Combien ça coûte ?yasko kati parchha ?यसको कति पर्छ ?
Et celui-là ?tyo kati ho ?त्यो कति हो ?
Montrez-m’en un autre, s’il vous plaîtarko dekhaaunuhosअर्को देखाउनुहोस्
Grand / petitthulo / saanoठूलो / सानो
C’est joliraamro chhaराम्रो छ
Je n’ai pas comprismaile bujhinaमैले बुझिनँ

Si la réponse va trop vite, sortez votre téléphone ou un carnet et demandez au vendeur d’écrire le montant : c’est la façon la plus sûre d’éviter un malentendu entre « trente » et « trois cents ».

Les chiffres qui reviennent dans une négociation

Inutile de connaître tous les nombres pour marchander, mais quelques repères aident à suivre. Le système complet, avec les lakhs et les crores, est présenté dans notre page pour compter en népali.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
Unekएक
Deuxduiदुई
Cinqpaanchपाँच
Dixdasदस
Vingtbisबीस
Cinquantepachaasपचास
Centsayaसय
Millehajaarहजार
Cinq centspaanch sayaपाँच सय
Deux milledui hajaarदुई हजार

Les centaines et les milliers se construisent simplement : le chiffre, puis « saya » ou « hajaar ». Pour situer les montants, retenez les repères de change de la Nepal Rastra Bank au 4 novembre 2026 : 1 € vaut environ 169 roupies népalaises et 1 dollar canadien environ 108 roupies. Les prix courants de la vie quotidienne sont rassemblés dans notre page sur les prix courants au Népal.

Marchander en népali : négocier poliment

Le cœur de la négociation tient en trois phrases : dire que c’est cher, demander une baisse, proposer un montant. Le verbe ghataaunu (घटाउनु), « faire diminuer » selon Turner, est le mot juste pour « baisser le prix ».

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
C’est chermahango chhaमहँगो छ
C’est trop cheryo dherai mahango bhayoयो धेरै महँगो भयो
Baissez un peu, s’il vous plaîtali ghataaunuhosअलि घटाउनुहोस्
Faites-moi un peu moins cher, s’il vous plaîtali sasto dinuhosअलि सस्तो दिनुहोस्
Vous me le laissez à cinq cents ?paanch sayamaa dinuhunchha ?पाँच सयमा दिनुहुन्छ ?
Bon marchésastoसस्तो
Oui / non (c’est ça, ce n’est pas ça)ho / hoinaहो / होइन

« Mahago » (cher) et « sasto » (bon marché) sont les deux adjectifs clés, tous deux attestés par Turner ; le manuel de népali du Peace Corps (Lessons in Nepali, 1966) les fait pratiquer sur des vêtements et des chaussures (« tyo topi sasto chha », ce chapeau est bon marché) et donne aussi « kati paisa parchha ? » pour demander un prix. Le petit mot « ali » (un peu) adoucit chaque demande : vous ne réclamez pas une remise, vous suggérez « un petit effort ». Proposez un montant raisonnable, puis écoutez la contre-proposition.

Conclure, réfléchir ou refuser

Savoir sortir d’une négociation compte autant que savoir y entrer. Les phrases suivantes vous permettent de dire oui, de prendre le temps de réfléchir ou de partir sans froisser personne.

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
D’accordthik chhaठीक छ
Je le prendsma linchhuम लिन्छु
Je regarde seulementma herdai chhuम हेर्दै छु
Je reviendrai plus tardma pachhi aaunchhuम पछि आउँछु
Je ne le prends pas, mercima lindina, dhanyabaadम लिँदिनँ, धन्यवाद
Excusez-moimaaph garnuhosमाफ गर्नुहोस्
Mercidhanyabaadधन्यवाद

« Ma pachhi aaunchhu » est la sortie la plus élégante : elle laisse la porte ouverte sans rien promettre. Ne demandez une baisse que pour un objet que vous êtes vraiment prêt à acheter.

Le cas du taxi

Dans la province de Bagmati, qui comprend la vallée de Katmandou, le compteur est obligatoire pour les taxis depuis une décision rapportée par Onlinekhabar en janvier 2022 ; mais The Himalayan Times relevait déjà en 2020 que beaucoup de chauffeurs refusaient le compteur ou réclamaient un supplément. Si l’on vous propose un forfait, mettez-vous d’accord avant de monter, jamais à l’arrivée. Les mêmes phrases servent, avec un mot de plus, « samma » (jusqu’à), que Turner donne comme postposition signifiant « jusqu’à ».

FrançaisNépali (prononciation)Devanagari
C’est combien jusqu’à Thamel ?Thamel samma kati ho ?ठमेल सम्म कति हो ?
C’est trop cher, baissez un peudherai mahango bhayo, ali ghataaunuhosधेरै महँगो भयो, अलि घटाउनुहोस्

Les autres phrases du taxi et du bus sont réunies dans notre page sur le népali dans les transports.

Erreurs à éviter

  • Marchander là où le prix est fixe : sur un paquet de biscuits ou une bouteille d’eau, le prix imprimé fait foi. Vérifiez simplement que l’on ne vous facture pas davantage.
  • Négocier pour quelques roupies : au change du 4 novembre 2026, 50 roupies valent environ 30 centimes d’euro. Un écart minime ne vaut pas une dispute avec un artisan.
  • Commencer sans connaître les prix : comparez dans deux ou trois boutiques avant de négocier un objet coûteux.
  • Hausser le ton : restez courtois du début à la fin ; « ali ghataaunuhos », dit avec le sourire, ouvre mieux la discussion qu’un refus sec.
  • Payer avec un très gros billet : gardez des petites coupures pour les petits achats ; voyez notre page sur la monnaie du Népal.

Pour aller plus loin

Ces phrases complètent les formules indispensables réunies dans notre page des phrases utiles en népali. Si vous voulez apprendre la langue de façon structurée avant de partir, la méthode « Introduction à la langue népalaise » de Louis-Simon Roy propose un cours en PDF avec audio MP3. Et pour préparer l’ensemble de votre séjour, notre page pilier voyage au Népal rassemble l’essentiel.

Questions fréquentes

Comment demander un prix en népali ?

Dites « yo kati ho ? » (यो कति हो ?), « c’est combien ? ». Vous entendrez aussi « yasko kati parchha ? », « combien ça coûte ? ».

Comment dire « c’est trop cher » en népali ?

Dites « yo dherai mahango bhayo » (c’est trop cher), puis « ali ghataaunuhos » (baissez un peu, s’il vous plaît) pour lancer la négociation poliment.

Comment proposer un prix en népali ?

Utilisez « [montant]maa dinuhunchha ? », par exemple « paanch sayamaa dinuhunchha ? » (vous me le laissez à 500 roupies ?). En cas de doute, faites écrire le montant.

Comment refuser poliment un vendeur au Népal ?

Dites « ma herdai chhu » (je regarde seulement) ou « ma pachhi aaunchhu » (je reviendrai plus tard). Ces formules permettent de partir sans froisser personne.

Peut-on marchander partout au Népal ?

Non. On marchande dans les boutiques d’artisanat et de souvenirs, pas sur les produits emballés vendus au prix maximal imprimé (MRP), ni dans les restaurants à menu. Le Département du commerce sanctionne la vente au-dessus du MRP.

Comment dit-on « marchander » en népali ?

Le dictionnaire de Turner donne « mol garnu », de « mol », le prix. Le verbe « ghataaunu » signifie faire diminuer, d’où « ali ghataaunuhos », « baissez un peu ».

Vous préparez un voyage au Népal ? Retrouvez toutes nos réponses dans le guide complet, ou partez avec un petit groupe francophone accompagné par Louis-Simon Roy, du 3 au 23 novembre 2027.

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Sources consultées