Par Louis-Simon Roy, qui a vécu au total 8 ans au Népal au cours des 15 dernières années · Informations vérifiées le
En bref
Le trek de Pikey Peak est la meilleure réponse pour qui veut voir l’Everest de loin sans affronter l’altitude, le coût et les aléas du vol de Lukla. Dans le Solu, la partie basse du district de Solukhumbu, ce trek court mène en quatre à sept jours au sommet de Pikey Peak, à 4 065 m, un belvédère herbeux d’où l’on embrasse l’Everest et une longue rangée de sommets de plus de 8 000 m. Edmund Hillary l’aurait considéré comme son point de vue préféré sur l’Everest, rapporte le Kathmandu Post. On y accède entièrement par la route depuis Katmandou, on dort en lodges ou chez l’habitant, et la difficulté reste modérée : il convient à un randonneur en bonne forme, y compris pour un premier trek, à condition de respecter l’altitude au-dessus de 3 500 m, et il peut se faire en autonomie. Informations vérifiées le 4 novembre 2026.
| Élément | Détail au 4 novembre 2026 |
|---|---|
| Durée totale | Quatre jours depuis Katmandou dans le récit du Kathmandu Post ; 6 à 7 jours par Junbesi et Phaplu, dont 5 jours de marche, selon deux agences |
| Distance de marche | 54 à 74 km selon les itinéraires (sortie par Junbesi et Phaplu) |
| Altitude maximale | Sommet de Pikey Peak : 4 065 m |
| Col ou point haut | Le sommet lui-même ; Jasmane Bhanjyang (vers 3 530 m) à la descente selon une agence |
| Hébergement | Lodges simples et homestays |
| Permis | Hors aires protégées : pas de droit de parc en principe ; règles à faire confirmer par l’agence |
| Guide obligatoire | La règle de 2023 vise les parcs et aires de conservation, et Pikey Peak ne figure pas sur la liste d’itinéraires du Nepal Tourism Board ; un guide reste fortement conseillé (sentiers peu balisés) |
| En autonomie | Oui : aucune obligation de guide connue ; guide conseillé pour l’orientation |
| Nombre minimum de trekkeurs | Aucun |
| Meilleure saison | Octobre-novembre ; mars-avril |
| Accès | Route : Katmandou–Dhap, environ 8 heures selon le Kathmandu Post ; retour depuis Salleri ou Phaplu par la route |
| Niveau | Modéré : étapes de 4 à 8 heures, altitude maximale un peu au-dessus de 4 000 m |
Le programme ci-dessous combine le récit publié par le Kathmandu Post et les itinéraires concordants de deux agences. Il commence à Dhap et finit à Phaplu par Junbesi, la variante la plus complète. Les distances diffèrent fortement d’une agence à l’autre : nous donnons la fourchette, ou « — » quand une seule source les publie.
| Jour | Étape | Distance (km) | Durée de marche | Altitude d’arrivée | Hébergement |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Route Katmandou–Dhap par Dhulikhel, Khurkot et Ghurmi | 180 à 230 (route) | Environ 8 h de route | Dhap (2 850 m selon le Kathmandu Post et une agence ; 2 900 à 2 932 m selon une autre) | Lodge |
| 2 | Dhap–Jhapre, par les collines et une piste | 11 à 14 | 4 à 6 h | Jhapre (2 820 à 2 920 m selon les sources) | Lodge |
| 3 | Jhapre–camp de base de Pikey, par les forêts de pins et de rhododendrons | 13,7 à 18 | 6 à 7 h | Camp de base de Pikey (3 640 m) | Lodge |
| 4 | Montée au sommet à l’aube (4 065 m), puis descente vers Jasmane Bhanjyang ou Loding | — | 5 à 6 h | Jasmane Bhanjyang (vers 3 530 m) ou Loding (vers 2 515 m) | Lodge |
| 5 | Descente par Taktor jusqu’à Junbesi | — | 5 à 6 h | Junbesi (2 675 à 2 700 m) | Lodge |
| 6 | Junbesi–Phaplu | 12 à 13 | 4 à 6 h | Phaplu (vers 2 400 m) | Lodge ou hôtel |
| 7 | Route Phaplu–Katmandou | 260 à 280 (route) | 8 à 10 h de route | Katmandou | Hôtel |
Les altitudes de Dhap et de Jhapre diffèrent de plus de 50 m selon les sources ; nous donnons les deux valeurs.
Les deux agences consultées font dormir au camp de base, à 3 640 m, puis monter au sommet avant le lever du jour : c’est là que la visibilité est la meilleure, avant que les nuages ne remontent des vallées. Le dernier tronçon est raide mais sans difficulté technique. L’auteur du Kathmandu Post, après deux jours de mauvais temps, a eu un ciel dégagé le troisième : gardez si possible une demi-journée de marge pour retenter la montée.
Dans le récit du Kathmandu Post, l’étape de Jhapre au sommet a pris environ huit heures, à travers les forêts de pins et de rhododendrons. Les agences coupent plutôt la journée en deux, avec une nuit au camp de base : c’est plus confortable et meilleur pour l’acclimatation.
Pikey Peak est un bon trek pour voyager seul : pas de vol, pas de permis de parc en principe, des lodges et des homestays dans les villages. Sa vraie difficulté pour un voyageur indépendant est l’orientation, sur des sentiers peu balisés et souvent pris dans le brouillard.
Oui. L’itinéraire Dhap – Pikey – Junbesi – Phaplu se trouve hors des parcs nationaux et des aires de conservation : l’aire du Gaurishankar couvre des parties des districts de Sindhupalchok, Dolakha et Ramechhap, pas du Solukhumbu, selon le NTNC. Il ne traverse aucune zone réglementée, et Pikey Peak ne figure pas sur la liste des itinéraires où le Nepal Tourism Board exige guide licencié et carte TIMS. Au 4 novembre 2026, aucune obligation de guide n’y est donc connue ; nous ne pouvons rien affirmer de plus, car certaines agences annoncent malgré tout une carte TIMS. Si vous prolongez vers Lukla et Namche, les règles du Khumbu s’appliquent.
Apprendre quelques mots de népali est précieux sur ce trek peu fréquenté, pour demander son chemin ou une chambre chez l’habitant.
Le sommet de Pikey domine les collines du Solu. Par temps clair, l’horizon aligne les grands sommets de l’Himalaya oriental, avec l’Everest (8 849 m) qui pointe derrière ses voisins. L’auteur du Kathmandu Post dit y avoir vu, d’un seul point, les huit sommets de plus de 8 000 m que compte le Népal ; une telle visibilité exige un matin parfaitement dégagé, plus fréquent en octobre et novembre. Même par temps moyen, la vue sur les vallées du Solu, couvertes de forêts et de pâturages, justifie la montée.
Le meilleur moment est le lever du soleil : la lumière rase éclaire les faces est des montagnes, et les nuages n’ont pas encore envahi les vallées. Prévoyez de quitter le lodge à la frontale, avec des vêtements chauds et une couche coupe-vent pour l’attente au sommet.
Les deux treks ne jouent pas dans la même catégorie, et le choix dépend surtout de votre temps et de votre rapport à l’altitude.
| Critère | Pikey Peak | Camp de base de l’Everest |
|---|---|---|
| Durée depuis Katmandou | 4 à 7 jours | Environ deux semaines |
| Altitude maximale | 4 065 m | 5 364 m au camp de base |
| Accès | Route uniquement | Vol de Lukla ou longue marche depuis Jiri |
| Permis | Pas de droit de parc en principe | Sagarmatha (3 000 NPR) + Khumbu Pasang Lhamu (3 000 NPR) |
| Fréquentation | Faible | Forte en haute saison |
| Vue sur l’Everest | Panorama lointain | Vue rapprochée depuis Kala Patthar |
Pikey Peak convient à ceux qui ont une semaine, veulent éviter les aléas des vols de Lukla ou préparent leur corps à l’altitude avant un trek plus haut. Le camp de base reste l’objectif de ceux qui veulent marcher au pied de la montagne : voyez notre page trek au camp de base de l’Everest.
Pikey Peak se trouve dans le district de Solukhumbu, en dehors du parc national de Sagarmatha. L’aire de conservation du Gaurishankar, que certaines agences mentionnent, couvre selon le NTNC des parties des districts de Sindhupalchok, Dolakha et Ramechhap, pas du Solukhumbu. Il n’existe donc en principe aucun droit d’aire protégée sur l’itinéraire Dhap–Pikey–Junbesi–Phaplu, et Pikey Peak ne figure pas sur la liste des itinéraires où le Nepal Tourism Board exige guide licencié et carte TIMS. Les pages d’agences se contredisent pourtant : l’une annonce qu’aucun permis n’est nécessaire, une autre liste les droits du parc de Sagarmatha et du Gaurishankar, et sa FAQ parle d’une carte TIMS. Faites confirmer par votre agence, par écrit, ce qui sera contrôlé sur votre itinéraire exact.
| Permis | Coût | Durée ou période | Où l’obtenir |
|---|---|---|---|
| Droit d’aire protégée | Aucun en principe sur l’itinéraire classique | — | — |
| Carte TIMS | 2 000 NPR si elle est demandée | Pour le trek | Par une agence enregistrée |
| Parc national de Sagarmatha (si prolongement vers Namche) | 3 000 NPR | Une entrée | Par l’agence ou à l’entrée du parc |
| Permis local de Khumbu Pasang Lhamu (si prolongement vers Lukla et Namche) | 3 000 NPR | Une entrée | Centre d’information touristique de Lukla |
Pour comparer, consultez notre page permis de trek au Népal 2026.
Sur le trek de Pikey Peak, les hébergements sont des lodges familiaux et des chambres chez l’habitant, simples, souvent avec toilettes extérieures. Junbesi et Phaplu, sur l’ancienne route de l’Everest, offrent davantage de choix. Aucune source récente fiable ne publie de prix : demandez le tarif de la chambre et des repas à l’arrivée, et attendez-vous à des prix plus élevés dans les lodges les plus isolés. Une agence rappelle qu’il n’y a pas de distributeur de billets sur le sentier, le seul étant à Phaplu, en fin de parcours : retirez à Katmandou avant de partir.
| Poste | Montant de référence | Commentaire |
|---|---|---|
| Permis | Aucun droit de parc en principe ; carte TIMS 2 000 NPR si demandée | À confirmer par l’agence |
| Guide licencié | Minimum TAAN 3 100 NPR par jour ; marché 25 à 30 USD par jour | Pour 4 à 7 jours, plus son transport |
| Porteur (facultatif) | Minimum TAAN 2 400 NPR par jour ; marché 20 à 25 USD par jour | Charge raisonnable et assurance à vérifier |
| Transport Katmandou–Dhap et retour | Bus, jeep partagée ou jeep privée | Pas de tarif publié par une source fiable récente |
| Lodges et repas | Sans montant sourcé | Demandez les prix à l’arrivée ; argent liquide indispensable |
Montants au 4 novembre 2026 ; 1 USD vaut environ 151 NPR au taux de la Nepal Rastra Bank publié pour le 5 novembre 2026. L’absence de vol fait de Pikey l’un des treks avec vue sur l’Everest les plus abordables.
Pour la vue, l’automne est imbattable : après le retrait de la mousson, vers le 2 octobre en année normale selon le service météorologique népalais, les matinées d’octobre et de novembre sont souvent limpides. Le printemps (mars-avril) offre les forêts de rhododendrons en fleurs, avec une visibilité plus brumeuse. L’hiver est faisable par temps sec mais froid au sommet, et la neige peut couvrir la crête. En mousson (de mi-juin à début octobre en moyenne), nuages, sangsues et routes coupées rendent le trek peu intéressant : voir notre page mousson et glissements de terrain.
Avec un sommet à 4 065 m, Pikey Peak reste un trek de moyenne altitude, mais la nuit au camp de base à 3 640 m suit une montée rapide depuis Jhapre (2 820 à 2 920 m), soit 720 à 820 m de gain. Le CDC recommande, au-delà de 3 000 m, de ne pas monter son lieu de nuit de plus de 500 m par jour. Ici, cela plaide pour ne jamais enchaîner Dhap et le camp de base le même jour, pour monter lentement depuis Jhapre et pour redescendre immédiatement en cas de maux de tête persistants. Relisez notre page sur le mal des montagnes et consultez un professionnel de santé ou une clinique santé-voyage avant le départ.
Le trek est court, ce qui permet de voyager léger, mais l’écart de température entre les villages et le sommet est important. L’essentiel :
Pikey Peak est le trek idéal pour voir l’Everest en une semaine, sans vol ni très haute altitude, dans des villages encore peu touristiques. Il complète bien un séjour culturel à Katmandou ou sert de mise en jambes avant un trek plus haut. Karma Trek, agence partenaire de himalaya-nepal.com, peut l’organiser avec guide et transport. Pour d’autres idées, voyez notre liste des treks au Népal et notre page pilier voyage au Népal.
Pikey Peak culmine à 4 065 m. Le camp de base où l’on dort la veille se trouve vers 3 640 m.
L’auteur du Kathmandu Post a bouclé Dhap–Pikey–Salleri en quatre jours depuis Katmandou ; par Junbesi et Phaplu, comptez 6 à 7 jours au total, dont 5 jours de marche.
Oui. Par temps clair, le sommet offre une vue sur l’Everest et une longue chaîne de sommets de plus de 8 000 m ; Edmund Hillary l’aurait considéré comme son point de vue favori sur l’Everest, selon le Kathmandu Post.
L’itinéraire classique se trouve hors des parcs nationaux et aires de conservation, donc sans droit de parc en principe, et il ne figure pas sur la liste TIMS du Nepal Tourism Board. Les agences divergent pourtant sur la carte TIMS (2 000 NPR) : faites confirmer par la vôtre au moment de réserver.
Par la route : environ huit heures jusqu’à Dhap, au départ du sentier, selon le Kathmandu Post. Le retour se fait par la route depuis Salleri ou Phaplu, sans vol.
Il est modéré : pas de passage technique, des étapes de 4 à 8 heures et un sommet à un peu plus de 4 000 m. Une bonne condition physique et une acclimatation prudente suffisent.
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